Partager l'article ! Impossible Ishtar: I Ô Femme-déesse, enfant-chat câlin, icone en apparence ; Ishtar de l’amour, enchanteresse des c ...
I
Ô Femme-déesse, enfant-chat câlin, icone en apparence ;
Ishtar de l’amour, enchanteresse des chaudes nuits de Chaldée,
Sorcière aux doigts de pianiste, virtuose dans l’éveil des sens
C’est ainsi que je te rêve, sage dehors, dedans toute endiablée.
II
Les rêves qui hantent, tourmentent ou enchantent nos âmes la nuit,
Ne viennent pas des dieux, encore moins du diable ou des esprits.
Chacun fait le sien propre, lorsque son corps par le sommeil emporté,
Libère sa conscience de l’illusion matière où elle se trouve enfermée,
III
Ainsi peut-il accomplir en songe tout ce que son être n’a pu faire,
Le soldat massacrant dans son rêve, l’ennemi resté invaincu hier,
Le politicien regrettant fourberies et mensonges, demandant pardon,
Le banquier étouffé par des relents d’empathie et de compassion.
IV
Et moi l’esclave, moi qui suis possédé par un amour sans lendemain,
Que les draps qui couvrent mes rêves de toi, m’en soient témoins,
Tordus, mouillés, déchirés par les soubresauts de mon corps électrifié,
Je rêve de nous deux, l’un dans l’autre, emmêlés, d’amour enlacés.
V
Que de tribunaux, de procès retentissants ne rêvent les ténors,
Tandis qu’à vivre sans toi, comme si douce me semble la mort,
Les rois se meurent sur les champs de bataille pour l’honneur,
Et moi noyé, balayé par les vagues de l’océan d’amour ravageur.
VI
Ô reine de mes nuits, comme ce dédain de ma passion déclarée,
D’amertume remplit ma gorge telle la nausée de mer déchainée,
Fou d’amour et de rage de te voir toujours te refuser à moi,
J’écumerais les vagues blanches du grand bleu, et qu’il me noie.
Herbert French
11 juin 2011
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