Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 19:05

 

Sans-titre.jpg A quelle banque êtes-vous Monsieur le Juge ?

Je vous en prie monsieur le juge, arrêtez de poser  la question de savoir si la hiérarchie de Jérôme Kerviel  était, ou non, au courant de ses investissements hasardeux engageant la banque pour plus de 50 milliards d’euros.

Vous avez la réponse devant vos yeux, Il vous suffit de regarder !

Daniel BOUTON l'ex pdg de la Société Générale est un menteur doublé d'un lâche.

Menteur parce qu'il a caché la situation réelle des pertes subies en 2006 et 2007 par la banque qu'il dirigeait, aux fins d'enrichissement personnel, et je le prouve !

C' est également un  lâche de la pire espèce parce qu'il a sacrifié un de ses employés, l'utilisant comme bouc émissaire, pour que lui même et sa clique de pieds nickelés ne soient pas sanctionnés du fait de leur gestion incroyablement irresponsable et catastrophique pour la banque, et je le prouve aussi !

Je vous en prie monsieur le juge laissez entrer la justice dans votre tribunal. Considérez les faits, seulement les faits  et non pas ce que les dirigeants incompétents et peu crédibles de la Société Générale , essaient de vous dire ou de vous faire croire :

Daniel BOUTON est un menteur :

  "Fin février (2007), la crise observée sur les compartiments de marché de dette et actions, en raison notamment de la dégradation de la qualité de crédit de certains intervenants du marché immobilier américain sur le segment Subprime, sur lequel l’exposition de SG CIB est très faible, a conduit à une hausse temporaire de la volatilité. Celle-ci est toutefois revenue sur des niveaux historiquement bas à la fin du trimestre." Déclaration de Daniel Bouton en page 23 du Document de Référence remis le 25 mai 2007 à l'AMF.

Le 31 août 2007, le même Daniel Bouton enregistre auprès de l'AMF,  le bilan semestriel de la banque, document  dans lequel on peut lire en page 33 :

"L’extension, au début du mois d’août, de la crise du marché dit du Subprime US à d’autres marchés du crédit, a engendré des tensions sur la liquidité de nombreux marchés….. ; Si elles se prolongeaient, ces conditions, difficiles pour les activités de trading, pourraient conduire à un certain attentisme des clients de la banque d’investissement et de financement."

A l’échelle mondiale, les banques étaient en train d’annoncer l’éclatement de la  bulle spéculative des produits financiers dérivés,  estimée à 482 milliards de dollars en 2007  et presque autant de prévu en 2008, et monsieur Daniel Bouton de la Société Générale  nous déclare calmement en août 2007, que la banque maintien son résultat prévisionnel de + de 7 milliards d'euros pour l'exercice clos le 31 décembre 2007, et que  : "L’atterrissage du secteur immobilier résidentiel Américain va conduire à un certain attentisme des clients de la banque !!"

 Sauf que :

Monsieur Daniel Bouton  savait depuis le 2 avril 2007  que les titres CDO  que sa filiale américaine détenait  en portefeuille devaient être provisionnés à 100%,  suite à  la faillite de la société New Century Finance Corp. (NCC),  la deuxième plus large banque de crédit hypothécaire américaine.

Declaration-de-creances-NCC-par-la-SG.jpgDans le cadre de cette procédure de faillite, les services juridiques de la Société Générale ont présenté 4 demandes (dont voici le fac-similé que vous pouvez copier-coller  ) de remboursement de créances par devant la Cour des Faillites de l’Etat du Delaware, pour le compte du Fonds d’Investissement SG Mortgage Finance Corp.  (filiale de la Société générale).

La réponse signifiée par le Tribunal des faillites au cours du mois de juillet 2007, était négative. La Société Générale ne pouvait prétendre à aucun remboursement de créances ni à aucune reprise de titres CDO  par la New  Century  Finance Corp.

La New Century  Corp.  avait vendu pour 60 milliards de dollars de titres CDO toxiques adossés aux crédits hypothécaires dit Subprime, et ses propres actions se négociaient 66 US$ avant la faillite, et 1 centime après celle-ci.  

Combien Monsieur Daniel Bouton avait-il acheté de CDO toxiques NCC,  pour le compte de sa banque ?

Je n'ai pas de réponse à cette question,  car ni la banque ni ses commissaires aux comptes n'ont jugé bon d'inscrire clairement la perte engendrée  dans les états financiers rendus publics.  L'autorité des Marchés Financiers n'avait pas non plus jugé bon d'enquêter sur ce cas évident de faux en écritures et présentation de faux bilans, alors même qu'elle était au courant.

Il est tout à fait possible qu'en mars 2007, les pertes de la banques se soient déjà élevées à 2 milliards de dollars US. Pertes non déclarées ni en mars ni en juillet ni en septembre 2007. Ni même en décembre 2007.

Peut-être que vous ,monsieur le juge, arriveriez à obtenir la réponse à cette question si jamais vous décidiez d'entendre Daniel Bouton en lieu et place de poursuivre un simple bouc émissaire qui n'a de faute que celle de ne pas faire partie du milieu auquel appartiennent les dirigeants de la Société Générale de Spéculation.

 Sauf que :

Monsieur Daniel Bouton pdg de la Société Générale, était clairement  au courant des  investissements hors limites  de Jérôme KERVIEL depuis au moins le mois de février 2007, date à laquelle la banque a été notifiée par la FIMAT de Francfort de l’existence d'un problème sérieux concernant des transactions menées par le jeune trader depuis mars 2007. Il a également reçu des avertissements à plus d’une occasion, de la part des autorités des places financières ainsi que de la Banque de France.  

Toutefois, les transactions financières engagées par Jérôme Kerviel étant jusque là, très profitables pour la banque, monsieur Bouton a refusé de prendre une quelconque mesure pour l’arrêter.

Le 16 avril 2007 un courriel interne à la banque est reçu par les supérieurs hiérarchiques de Jérôme KERVIEL , en provenance de Maureen AUCLAIR, Directrice du département "Middle Results", dénonçant 94 millions € de transactions financières fictives introduites dans le système par  le jeune trader.  Le courriel disait ceci :

Cet e-mail vous est adressé pour vous avertir que nous avons une différence  FO/CO (entre ce qui est déclaré par le trader et la comptabilité) de 88 millions d’euros sur trois produits dérivés achetés sur le DAX(Indice boursier de Francfort en Allemagne) en juin par GOP2A (le centre d’investissement de Jérôme KERVIEL), et 6 millions d’euros de produits dérivés "Forward" enregistrés sur le compte de "Click Option" (opérateur en spéculation boursière -filiale de la Société Générale). Ces transactions sont fictives. 

(Je rappelle en passant que le dirigeant de "Click Option", filiale et bras armée de la spéculation pour la Société Générale, n'est autre que Monsieur Christophe MIANNE dirigeant expert en spéculation et jeux d'argent, interrogé récemment comme témoin, dans le cadre de l'affaire Jérôme KERVIEL. C'est dire la crédibilité des témoins que présente la Société Générale de Spéculation !)( Société Générale de Spéculation (3) !!!)

Peu de temps après la réception de cet e-mail, la Société a tenu une "réunion d'urgence" pour discuter des méthodes d’enregistrement d’opérations n’ayant pas de réalité économique (sic !) telles que celles identifiées par Maureen Auclair.

Vous vous rendez compte : Les dirigeants de la Société Générale ont organisé une réunion de travail pour décider comment allaient-ils s'y prendre pour camoufler les opérations fictives  de Jérôme Kerviel !

  Bien entendu, cela veut bien dire que ces dirigeants étaient au courant que le jeune trader utilisait des entrées fictives dans le système et que monsieur Daniel Bouton a menti en affirmant le contraire.

  Par la suite, l’enquête interne conduite parla Commission Green indiquera que le montant total des transactions fictives générées par Jérôme KERVIEL, se montait à 2,2 milliards € en juin/Juillet 2007.

Monsieur le juge, le témoignage sous serment  de Madame Maureen AUCLAIR est disponible auprès du Juge américain Hon. Richard M. BERMAN, joignable au greffe du tribunal  S.D. New York,  et le N° du dossier est le  08-CV-02495 

  Quand à la confirmation des notification par la FIMAT et par la Banque de France, je pense que ces instances ne manqueront pas de communiquer toutes les pièces du dossier si votre greffier le leurdemandait.

Sauf que : 

 Pendant que la Planète Finance était à feu et à sang du fait de la crise des Subprime, que les PDG des banques mondiales les plus prestigieuses se faisaient débarquer pour mauvais résultats annoncés, Monsieur Daniel Bouton Président du Conseil d’Administration de la Société Générale, n’ayant annoncé que de bons résultats jusqu’à fin décembre 2007, était entrain de réaliser en catimini, de très confortables plus-values boursières en vendant ses stocks options bénéficiant d’un cours de bourse au plus haut de l’action Société Générale

  En plus de son salaire fixe de 1,25  millions d’euros et son salaire variable de 1,3 millions d’euros, Monsieur Daniel Bouton avait engrangé des plus-values sur vente de stocks options de 23 millions d'euros entre décembre 2006 et Juillet 2007, ceci grâce au fait que les actions Société Générale étaient surcôtées ( Société Générale de Spéculation (6) )  

 

Voilà, monsieur le juge, pourquoi je dis que Daniel Bouton est un menteur. Il a menti à tout le monde pour pouvoir se remplir les poches. Mais il ne s'est pas arrêté là, non, il a continué son ignominie en dénonçant un de ses employés au Procureur de la République après avoir préparé un plan diabolique nécessitant l'utilisation d'un trader comme bouc émissaire.  

Daniel BOUTON est un lâche de la pire espèce :  

Daniel-Bouton.jpg

Daniel Bouton et tout son comité de direction, Y compris Frédéric OUDEA ex directeur financier et l'actuel pdg de la Générale, tous ces gens ont paniqué à partir de mi-2007 :

  1- A l'idée d'avoir quelques 35 milliards d'euros de titres toxiques inscrits au bilan de la banque (plus d'une fois ses fonds propres), lorsque les agences de notations Moody’s, Fitch's  et standard & Poor’s  ont commencé dès le mois de juillet 2007 à dégrader les notes attribuées à la totalité  des crédits hypothécaires "Subprime" accordés en 2005 et 2006 et en corolaire, aux titres CDO et CMO émis par les banques de crédit hypothécaire et achetés par les banques d’investissement et les Fonds de placement comme la  TCW, filiale américaine de la Société  générale,  ou encore ses Fonds d’Investissement Spéculatifs SG Mortgage Finance Corp., autre bras armé pour la spéculation financière de la Société Générale,  

  2- A l'idée d'avoir à justifier de ses déclarations rassurantes tout au long de l'année 2007, sur l'état de santé de sa banque, au point d'ordonner à ses services informatiques de "bidouiller" les comptes afin que la valeur des titres toxiques et invendables, détenus au bilan de la SG, soit acceptable pour monsieur Bouton :

 c'est à dire tout va bien, dormez tranquilles  il n'ya aucune perte  liée au Subprime !

  Voici ce que l'un des employés américain de Monsieur Bouton, déclarait sous sermon au tribunal de New York qui juge cette affaire :

"A la mi-2007, il y avait de graves problème de trésorerie et la Société Générale ne pouvait obtenir de cotation ferme de marché pour les dizaines de milliards de CDO/RMBS détenus en portefeuille. Mais au lieu de suivre la réglementation de l’IFRS (Standards Internationaux de Comptabilité) qui exige que le titre CDO ou RMBS soit valorisé au prix qu’une tierce partie indépendante était prête à payer pour l’acquérir, au lieu de cela la société Générale a tout simplement cessé d’utiliser cette méthode de valorisation appelée "mark to market" pour la remplacer par une méthode propre à la banque "mark to model".

Mais comme les valeurs données par ce modèle mathématique ne semblaient pas les satisfaire non plus, ils ont donné l’ordre au département IT (informatique) de changer les paramètres du système

informatique pour que le calcul des valeurs des titres CDO/RMBS soit plus avantageux, et surtout que le résultat ne soit pas une perte (Write down).

Carlos BENETO, chef du service CDO, et Arno DENIES chef du service RMBS ont tous les deux demandé une intervention urgente au service informatique afin que celui-ci change les paramètres  du système informatique Calypso afin d’obtenir la meilleure valorisation des titres en portefeuille. Ils ont travaillé plusieurs semaines d’affilé à la fin du 1er trimestre 2007 et au début du second, faisant plusieurs centaines de simulations de valeurs pour essayer d’arriver à celles voulues".

  Daniel Bouton, Didier Alix et Philippe Citerne, tous les trois cadres dirigeant du groupe Société Générale, tous les trois se sont remplis les poches tout le long de 2007, grâce aux plus-values sur stock- options alors que le cours de bourse de  l'action Société Générale était au plus haut, aidé par les fausses déclaration de monsieur Bouton. Tous les trois assignés devant la justice américaine pour répondre aux accusations  graves de délit d’initié, de fausses déclarations, de manipulation de cours de bourse, de faux en écriture et de présentation de faux bilans. ( Société Générale de Spéculation (13)- Class Action N°: 02495 )

  Je vous en prie ouvrez les yeux monsieur le Juge ! Les pertes de la Société Générales du fait de la crise des Subrpime et des investissements hasardeux sur le casino virtuel des produits financiers dérivés se montent aujourd'hui à plus de 20 milliards d'euros et il existe encore des actifs toxiques non provisionnés  dans le bilan de la SG, pour environ 30 milliards d'euros !

  Monsieur le juge, demandez une expertise de ces chiffres ! Faites venir les commissaires aux comptes de la Société générale et demandez-leur pourquoi n'ont-ils pas déclenché la procédure d'alerte ? 

  Toutes ces pertes et une bonne partie de celles non encore provisionnées dans les comptes proviennent des années 2006 et 2007, ces mêmes années pour lesquelles monsieur Daniel Bouton a toujours soutenu qu'elles étaient rentables pour la banque. Sauf que courant 2008, les 6 milliards de profit de 2006 et les 7 milliards de 2007 se sont évaporés car il a bien fallu passer les provisions lorsque le pot aux roses fût découvert.

En conséquences de quoi, monsieur Daniel Bouton et son directeur financier de l'époque, monsieur Frédéric Oudéa (l'actuel pdg de la banque) sont coupables d'avoir présenté de faux bilans en 2006 et en 2007. 

  Dès le mois de novembre 2007, monsieur Daniel Bouton et sa clique de pieds nickelés connaissaient déjà l'amplaur du désastre financier qu'ils avaient occasionné par leur gestion irresponsable. Alors ils ont paniqué à l'idée que l'on puisse les prendre pour des incapables et pour des escrocs, du fait même de leur enrichissement personnel facilement démontrable. Alors ils ont imaginé le plan diabolique qui consistait à faire accuser un jeune trader à leur place quitte à ce que la banque subisse une perte supplémentaire de 4,9 milliards  en dénouant les engagements hors limites pris par Jérôme Kerviel. ( Société Générale de Spéculation (7) ). car vous l'avez sans doute compris, les engagements du jeune trader était profitables jusqu'à fin décembre 2007.

  Monsieur le juge, sachant tout ça,

1- Comment pouvez-vous accorder  un quelconque crédit  aux déclarations de messieurs Daniel Bouton, Christophe Mianne et Frédéric Oudéa ?

2- Comment pouvez-vous ne pas ordonner la relaxe de Jérôme Kerviel ?

3- Comment pouvez-vous ne pas saisir le Parquet pour enquêter sur les agissements   frauduleux de Daniel Bouton et sa clique ainsi que sur le silence complice de Frédéric Oudéa ?

 

Frenchy

Le 18 juin 2010

 

 

 

 

 

Ecrire un commentaire
Voir les 1 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

Frenchy il fallait bien un coupat bleu!

Commentaire n°1 posté par soussmassa le 22/11/2010 à 19h10

Le Blog de FRENCHY

Ecrivez moi @ :

Derniers Commentaires

overblog

Calendrier

Juin 2012
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
<< < > >>
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés