Partager l'article ! Qu’est-ce que la Réalité !!: "Après le pain, l’éducation est le premier besoin du peuple" s‘écriait Georges Danton à la tribune de la ...
"Après le pain, l’éducation est le premier besoin du peuple" s‘écriait Georges Danton à la tribune de la Convention, en août 1793. En fait il voulait dire que le peuple avait autant faim de pain que de connaissance et de
savoir afin qu’il puisse non seulement se procurer l’énergie pour se libérer du joug de la tyrannie mais aussi et surtout se maintenir libre et toujours maître de sa propre destinée.
Cette phrase visionnaire est-elle encore d’à propos à notre époque ? De quelle connaissance et de quel savoir aurions-nous le plus besoin ou serions-nous le plus abreuvés actuellement?
Nos cinq sens sont assaillis, envahis, noyés tous les jours, toutes les heures, toutes les secondes, sous des montagnes de connaissances distillées par des images et des paroles que l’on gobe comme le ferait le poisson avec le plancton, bouche ouverte et papilles en fête.
Les mass-médias n’étant animés, siliconés et sirupeux, n’arborant de jolies formes et de jolis couleurs que pour mieux nous convaincre de l’évidence que nous vivons dans le meilleur des mondes, que nous pouvons nous aussi devenir des stars admirées et riches pourvu que l’on fasse ce que l’on nous dit de faire, et que nos représentants élus, notre gouvernement, nos banquiers font de leur mieux pour nous rendre la vie facile, pour nous permettre de devenir propriétaire (vous vous rendez compte, devenir propriétaire!), pour nous donner du travail, de l’amour et une santé de bœufs de trait.
Est-ce de cette réalité-là dont nous les gueux aurions besoin pour sauvegarder nos libertés et pour rester maîtres de nos destinées ?
Dans cette réalité, "ON" (les gens qui se cachent derrière l’écran) nous dirait de manger hamburger et nous mangerions hamburger, de boire de l’eau avec du sucre et nous boirions de l’eau sucrée et brunâtre, de nous engager à servir d’esclaves aux banquiers malfrats, et nous nous enchainerions toute notre vie pour rembourser en sang, labeur et sueur ce que ces crapules venaient de créer avec juste un click de souris. A l’instar du dieu d’Abraham qui selon la mythologique biblique, voulait égorger son fils unique pour obéir à son dieu, ce "ON" nous aurait demandé de sacrifier nos propres enfants sur l’autel d’une église eugénique, que nous l’aurions certainement fait avec le sentiment débile d’obéir à un dieu juste et charitable.
Dans cette réalité-là tout va très bien pour nous ! Alain Minc l’avait bien dit : 90% des Français n’ont pas eu à souffrir de la crise financière et économique qui s’est abattue sur le monde entier depuis le 7 octobre 2008. C’est chez les autres que ça ne va pas du tout. Et pour s’en convaincre il n’y a qu’à regarder le journal télévisé : Que de guerres, de destructions de famines, d’enfants esclaves ou soldats armés jusqu’aux dents, de méchants islamistes voulant convertir les infidèles à coup de foulard imposé et d’égorgement télévisé.
Que d’Irlandais d’Américains ou d’Anglais, pauvres âmes en errance expropriées par la volonté de banquiers sataniques étrangers. Que de corruption généralisée dans la sphère financière et surtout autour des contrats internationaux de vente d’armes. Que de misère morale, que de tristesse, que de truanderie de la part des magnats américains de la finance (Ah les vilains américains !), que d’africains qui ne se développent pas parce que fainéants et qui ne pourront pas rentrer dans l’histoire, que de perversité et de malheurs dans le monde.
Mais dieu merci, tout ça n’existe pas chez nous !
Chez nous nous avançons sur la voie du progrès. Nous avons des idées ! Nous adoptons des réformes difficiles mais nécessaires, notre démocratie fonctionne, notre justice est intègre et efficace, nos agents de la force publique sont respectueux des lois républicaines et de la dignité humaine, il n’ya pas (ou alors vraiment peu) de corruption chez nos élus et nos fonctionnaires et les membres de nos gouvernements sont strictement sélectionnés en rapport avec leur compétence, probité et comportement éthique et de morale exemplaire. Il n’ya pas de repris de justice parmi nos ministres ou anciens présidents de la république (ou alors parce que la justice s’est trompée en les condamnant).
Enfin et si ça peut vous rassurer, sachez que nous maitrisons la situation économique. Nous donnons à manger à nos pauvres tous les soirs, et gratuitement. Nous sommes venus au secours de nos banquiers intègres et compétents et avons renfloué leurs caisses 1000 fois vides suite aux aventures malheureuses sur le casino virtuel de la spéculation financière. Et comme ils nous ont promis de ne pas recommencer, il n’ya pas lieu de les sanctionner.
Nous avons également pu envoyer nos valeureux soldats pour contenir les méchants sauvages chez eux en Irak et en Afghanistan, et pour leur enseigner la démocratie et les valeurs civilisationnelles qui font la fierté de notre bel occident : Probité, éthique, respect des droits de l’homme, démocratie. D’ailleurs rappelez-vous, nous avions fait la même chose avec les algériens lorsque nous les avions envahis et massacrés. C’était bien pour leur apporter la civilisation et la démocratie, non ?
Cette réalité vous rappelle-t-elle quelque chose ?
Mais voilà venu le moment de vérité pour vous :
Prenez la pilule bleue, ne lisez pas la suite de mes diatribes, et vous resterez dans cette réalité rassurante et confortable qui est la vôtre et celle des crapules qui vous hypnotisent à travers le petit écran ;
Prenez la pilule rouge et vous suivrez le lapin blanc pour découvrir le vrai visage d’une France qui souffre, se meurt et qui crie son désespoir de voir ses citoyens sombrer corps et biens dans une misère matérielle, morale, éthique et intellectuelle, sa réputation internationale ternie par une élite incompétente et corrompue, un président voyou surnommé "casses-toi Pov’Con" et sa première dame qui vous apprend comment mettre vos deux doigts dans son cul, en vidéo et 5 langues (link)
Quoi que vous décidiez de faire je vous invite à méditer ces phrases prononcées par Maximilien Robespierre, à la Convention nationale le 5 novembre 1792, mots d’une puissance sans commune mesure avec les discours débiles et en mauvais français que nos dirigeants actuels ont pris l’habitude de tenir :
" La sensibilité qui gémit presque exclusivement pour les ennemis de la liberté m'est suspecte. Cessez d'agiter sous mes yeux la robe sanglante du tyran, ou je croirai que vous voulez remettre Rome dans ses fers. En voyant ces peintures pathétiques des Lamballe, des Montmorin, de la consternation des mauvais citoyens, et ces déclamations furieuses contre des hommes connus sous des rapports tout à fait opposés, n'avez-vous pas cru lire un manifeste de Brunswick ou de Condé? Calomniateurs éternels, voulez-vous donc venger le despotisme? Voulez-vous flétrir le berceau de la république? Voulez-vous déshonorer aux yeux de l'Europe la révolution qui l'a enfantée, et fournir des armes à tous les ennemis de la liberté? Amour de l'humanité, vraiment admirable, qui tend à cimenter la misère et la servitude des peuples, et qui cache le désir barbare de se baigner dans le sang des patriotes! ".
Frenchy
Le 7 janvier 2011
| Juin 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | ||||||||
| 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | ||||
| 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | ||||
| 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | ||||
| 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | 30 | |||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires