Samedi 16 octobre 2010 6 16 /10 /Oct /2010 22:09

chaiten-volcano.jpgChères lectrices, chers lecteurs, pour le 100ème article de "je blogue donc je suis" (cela se fête !), et pour vous remercier de tant de mansuétude à l’égard du misérable amuseur public que je suis, j’ai décidé de vous dédier ce poème, ce cri  qui sort de mes tripes et qui je l’espère, va réchauffer le cœur de tous nos camarades révolutionnaires qu’ils soient en herbe ou comme moi, sur le retour. 

                                    A vous tous qui souffrez seuls face à vos petits malheurs,

                                    Ensemble levons nos verres, à l’amitié, à la solidarité, à l’honneur,

                                    Et puisqu’ils la réclament, chantons leurs la marseillaise en chœur !   

 

Le CRI

 

Dus-ai-je arracher aux dieux leur force sans colère,

Ce grondement assourdissant des vagues sur le sable,

Leurs poumons géants soufflant en mistrals intarissables;

 

Je frapperai comme un tonnerre dans un ciel mutant,

Si lourd de grumeaux noirâtres, sombres et envoutants,

Des éclairs zébrés claquant en bruits de fin des temps ;

 

Pour que toutes les ondes debout se rassemblant,

Tel un ogre d’écume, les crocs dressés, monstre furibond,

Fassent rendre gorge à tous ces veules malfaisants ;

 

Pour que la puissance des échos aux rires moqueurs,

Ceux qui dans la nuit chuchotent au diable, l’invoquant,

Que de mes entrailles surgisse cette terrible clameur :

 

Que n’ai-je construit, fabriqué, consacré toute une vie de labeur,

Pour me voir ruiné, volé, accablé par cette puissance financière,

Qui cherche à réduire en esclavage, l’humanité toute  entière ;

 

Que n’ai-je survécu aux mines, aux usines aux vils contremaîtres,

Espérant dans un monde de justice de tolérance et de bien-être,   

Que pour voir mon univers s’effondrer par la main de ces traitres ;

 

Que le diable t’emporte procureur acheté, juge à la petite vertu,

Toi qui as marchandé ton âme contre une gamelle tendue,

Saches que L’enfer possédait déjà ce que tu avais à vendre ;

 

Casses-toi Pov’con, blondinet xénophobe et toi le roitelet nabot,

Pieds noirs de rancunes, anciennes victimes devenues bourreaux,

Prenez le vite ce charter, Satan n’en peut plus de vous attendre ;

 

Réveilles-toi O peuple endormi, couard, esclave consentant,

D’outre-tombe je reviens, tel Saint Juste, tel Robespierre, 

Par tous les diables, décidé à rallumer ta flamme révolutionnaire ;

 

Marchons sur les pas des montagnards et des sans culotte d’avant,

Libérons le pays du joug de ceux qui nous prennent pour des serfs.

Aux armes citoyens, virons ces crapules, parasites de nos terres ;

 

Aux armes citoyens, ils droguent, acculent et tirent sur nos enfants,

A moi frères, sœurs d’armes, citoyens de toutes les couleurs,

Puisqu’ils la réclament,  chantons leurs la marseillaise en chœur !

 

 

Frenchy

16 octobre 2010

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