Jeudi 20 janvier 2011 4 20 /01 /Jan /2011 23:14

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La vertu est et sera toujours minoritaire sur terre, sans cela, cette dernière serait-elle ainsi peuplée d’autant de tyrans et de peuples tyrannisés ? De PDG et de Gouverneurs de banques crapules et de citoyens naïfs ?

 

Algérie, Égypte, Arabie Saoudite, Jordanie.., partout où le regard se pose, que de corruption des élites et soumission des peuples, que de misérables grands nombres et d’obscènes opulents petits nombres, que de torture, d’assassinats d’exactions commises sur des populations démunies et vulnérables, le tout avec la bénédiction d’un occident, corrompu et complice et de banquiers sataniques.

 

Beaucoup parmi les citoyens révolutionnaires tunisiens sont sans nul doute près à servir la liberté, s’il le faut à la manière de Mohamed BOUAZIZI et n’yen eût-il qu’une poignée d’entre eux, cette seule pensée doit faire frémir tous les lâches anciens tortionnaires, tous ces rats qui n’ont pas encore quitté le navire et qui espèrent confisquer cette belle révolution. Ne leur donnons pas cette chance, restons vigilants et confondons-les devant l’Histoire et le monde entier, mettant à jour leurs noirs dessins, permettant aussi à d'autres peuples de prendre le courage d'en faire autant.

 

Après le départ précipité du roitelet dictateur voici ce que nous avons pu apprendre de sources sûres en provenance  de Tunisie :

 

1-     Rachid AMMAR  ce Chef d’État-major qui avait refusé de tirer sur la foule et qui se trouvait de ce fait depuis le 10 janvier 2011 entre les mains des mignons du président déchu, est toujours détenu par eux. Ce Général courageux donnerait en ce moment, probablement sous la contrainte de la torture, des ordres contradictoires par radio à ses troupes pour les faire rentrer dans leur caserne.

 

Au moment où je publie ces lignes,  personne n’est encore arrivé à le localiser, lui-même comme les deux autres généraux kidnappés  par cette même faction de la milice qui, armée jusqu’aux dents, circule dans des voitures puissantes, procédant à d’ignobles exactions sur la population civile désarmée pour ensuite se mettre à l’abris dans les locaux clandestins précédemment utilisés comme locaux de torture.

 

 

 Cette même faction composée de crapules tortionnaires, de snippers habillés en noir et de policiers corrompus, à qui Michèle Alliot-Marie, ministre française des affaires étrangères ex Garde des Seacux, proposait "d’apporter le savoir-faire français en matière de sécurité" dans un discours tenu à l’assemblée nationale le 11 janvier 2011, alors même que la révolution populaire tunisienne était déjà engagée et connue du monde entier et que la police du régime Ben Ali avait déjà tiré sur la foule désarmée et tué une cinquantaine de manifestants pacifiques.

 

2-     Le lundi 17 janvier 2011 tandis que l’armée tunisienne donnait l’assaut au palais présidentiel de Carthage, croyant que son Chef d’État-major y était retenu prisonnier par la milice, tandis que le dictateur déchu se réfugiait chez son ami islamiste corrompu le roitelet d’Arabie-Saoudite, les bagages remplis d’une tonne et demi de lingots d’or (45 millions €), l’ex premier ministre Mohamed GHANNOUCHI  tenta un coup d’état en coulisse s’autoproclamant président de la république par intérim et négociant un accord secret avec Ben Ali dans le but de faire cesser le tir des snipers sur la population, offrant en contrepartie, que la Tunisie ne traduise pas Ben Ali et sa famille en justice ainsi que l’exfiltration en douceur vers la Libye du reste du clan Trabelsi/Ben Ali.

 

Ce plan fût exécuté à ceci près que le chef d’État-major ne se trouvait pas au palais pris d’assaut, les militaires y ont trouvé et arrêté 16 membres du clan du dictateur et 150 membres des milices spéciales, et,  les tunisiens étant redescendus manifester, Mohamed GHANNOUCHI  renonça à occuper la fonction de président par intérim laissant sa place au président de l’assemblée des députés (ce qui était conforme à la constitution tunisienne).

 

C’est ainsi que la première tentative de confiscation de la révolution se termina par un échec, qu’un certain calme était revenu après 3 jours d’exactions meurtrières commises par les nostalgiques du régime déchu, et que la population pu enfin ressortir de chez elle pour se réapprovisionner auprès d’échoppes maigrement achalandées.        

 

3-     Le mardi 18 janvier 2011, une réunion secrète a été tenue au siège de la Banque Centrale de Tunisie organisée par le gouverneur de la banque, qui savait qu’il allait être destitué le jour même à 18h00 dès l’annonce du nouveau gouvernement et agissait donc en toute illégalité, réunion secrète de nettoyage des dossiers compromettants, avec la fine fleur des banquiers crapules ceux-là mêmes qui ont orchestré et organisé le pillage des ressources du pays en devises pour en saupoudrer les membres du clan Ben Ali, profitant de la manne au passage pour eux-mêmes et leurs familles. Cette bande des cinq qui ont demandé et obtenu que leur noms et photos n'apparaissent pas sur cet article, ont cela de commun entre eux et avec le reste de la race des banquiers sataniques qui sévissent dans nos contrées occidentales (dont bon nombre ont pris participation dans les banques de Tunisie avec l'argent des détenteurs de comptes épargnants) : Ils aiment l’argent plus que tout autre chose et vendraient enfants, pères, mères et patries (pour peu qu’ils en aient) sans états d'âmes. 

 

Voici quelques exemples détournements des fonds publics orchestrés par les banquiers criminels, à leur profit et au profit du clan du roitelet dictateur :

 

·         Mohamed DAWAS  ex gouverneur de la banque centrale et gendre du président déchu a détourné 140 millions de dollars américains suite à la vente de deux cimenteries tunisiennes au groupe Portugais CIMPOR. Interviewé par la chaine de télé arabe Al-Jazzera en 2005, l’ex gouverneur s’est vanté d’avoir simplement gardé pour lui la moitié du prix de cession des cimenteries lorsque l’argent fut transféré sur le compte bancaire du gouvernement tunisien à l’agence de la banque centrale à Genève. Étant le gouverneur, il avait les autorisations de le faire. Et s’il s’en est vanté devant les journalistes de la chaine arabe, c’est probablement pour se prémunir contre un éventuel assassinat par ses complices en forfaiture.

 

Al-Jazzera n’a jamais montré cette interview à l’antenne, il est temps qu’elle le fasse !!

 

·          Délit d’initié avéré dans la vente de la Banque du Sud au groupe hispano-marocain Attijari Bank, et d’énormes transferts d’argent à l’étranger sur les comptes de la famille Ben Ali/Trabelsi.

 

·         La société Ennakl Automobiles a été cédée pour une bouchée de pain (3 fois moins que sa valeur de marché) au gendre du roitelet dictateur, Sakhr EL MATRI, avec en prime un crédit de 100% du prix de la transaction accordé par la Banque Nationale Agricole (BNA) qui, crapulerie oblige, n’a pris aucune garantie sur l’acheteur.

 

·         La concession du premier opérateur privé pour la gestion des services des aéroports tunisiens a été accordée à la société Mas, liée au gendre du dictateur déchu, Slim ZARROUK.

 

·         Quand la société Watania-Qtel, propriétaire de 50% de la téléphonie mobile Tunisiana, a voulu acquérir les 50% de ses propres actions détenus par un tiers, elle a du "offrir" 25% d’actions gratuites au gendre du roitelet dictateur Sakhr El MATRI, afin d’obtenir l’aval du gouvernement tunisien.

 

·         La famille Ben Ali était à la tête d’un empire médiatique  comprenant de nombreuses stations de radio et de chaînes de télévision dont le clan détient la licence : Radio Mosaïque FM, licence accordée à un groupe d’hommes d’affaires dirigé par  Belhassen TRABELSI, le frère de Leïla Ben Ali ; la licence de Chams FM appartient, sous couvert d’un prête-nom,  à Cyrine Ben Ali ; la licence de Zitouna FM avait été accordée à Sakhr El MATRI, et celle de Jawhara FM, à Neji M’HIRI, son ami personnel.

 

Etc…,etc…, la liste est longue

A la lecture de tout ça on comprend mieux l’admiration sincère que portait notre "Casses-toi Pov’Con" national au roitelet dictateur tunisien, ressemblant fort bien à l’admiration portée par un élève à son maitre ou son mentor. On comprend aussi d’où pouvait venir l’idée d’asseoir le "Casses-toi Pov’Con Junior" à la tête de la mairie de Neuilly et du Conseil Général des Hauts-de-Seine !

 

Frenchy

Le 20 janvier 2011

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Commentaires

Inchallah Bientôt le tour des PDG de Banques qui les ont aidés: Moncef DAKHLI et Ferid BEN TANFOUS...
En espérant que le ministère de la justice (l'Etat Tunisien) et la BCT continuent cette opération de NETOYAGE en limogeant et en enquêtant avec les PDG de banques qui ont prété main forte à cette bande de voluers.. que ce soit par l'octroi de crédit irréguliers, par les montages financiers fictifs en vue de couvrir les opérations illégales, par leur interventions pour le blanchiment des fonds, ou, par leur conseil et assitance dans plusieurs dossiers douteux....

Les preuves?; Elles sont nombreuses et disponibles....
Commentaire n°1 posté par Kamel AYACH le 26/01/2011 à 20h32

Commentaire n°2 posté par Abou samar le 23/01/2011 à 19h58

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