Partager l'article ! Casses-toi Pov'Con !!: Rien ne paraît plus surprenant à ceux qui considèrent les affaires humaines d'un œil philosophique que la facilit ...
Rien ne paraît plus surprenant à ceux qui considèrent les affaires humaines d'un œil
philosophique que la facilité avec laquelle le grand nombre est dirigé par le petit nombre, et la soumission implicite avec laquelle les hommes renoncent à la maitrise de leurs propres destinées,
la confiant à leurs dirigeants même lorsque ces derniers s'avèrent indignes de la fonction et de la responsabilité qui leurs sont confiés.
La force allant de pair avec la multitude, nous la trouvons toujours du côté des gouvernés, tandis que les gouvernants, même les plus totalitaires doivent obtenir et s'appuyer sur l'opinion du plus grand nombre pour espérer se maintenir au pouvoir.
Jules César au plus haut de sa gloire, affublé du titre très officiel de Grand Dictateur, avait tout de même besoin de s'appuyer sur son opinion publique, celle de la plèbe comme des soldats qui se sont battus pour l'idée que lui même se faisait de Rome, donnant ainsi une assise populaire à son pouvoir absolu.
Dans n'importe quel régime politique, la légitimité gouvernementale ne peut être que d'intérêt ou de droit. Aucune démagogie, ni limogeage de seconds couteaux, ni tours de passe-passe de carnets cachés-retrouvés ou autres mimiques outrées ne peuvent maintenir un gouvernement en l'absence d'une des ces deux légitimités (Je vous regarde dans les yeux, ais-je l'air de quelqu'un qui triche ? ).
Si elle est d'intérêt (dans le sens général), elle est équivalente à celle de n'importe quel autre gouvernement capable de faire la même chose que celui présent. Selon les problématiques du moment, l'opinion voudra suivre l'adage populaire "un tiens vaut mieux que deux tu l'auras", dans une perspective plutôt conservatrice de préservation et de consolidation des acquis , ou au contraire, exprimer un sentiment de rejet et élire un gouvernent sur la base de l'originalité des solutions qu'il propose.
En 2002, malgré de lourds soupçons de forfaitures pesant sur lui, Jacques Chirac avait été reconduit pour un second mandat présidentiel sur un principe de conservation et de maintien des systèmes existants. Nicolas Sarkozy, candidat de la rupture, avait été élu en 2007 sur le principe opposé. Pour tous les deux, l'engouement et la légitimité populaire était indéniable aux moment de leurs élections. Pour tous les deux, c'est l'intérêt général de la nation qui avait primé au moment du vote.
La légitimité de droit est plus, comme disent les Anglais, Straightforward . Les institutions de la Vème république française prévoient une chambre haute appelée Sénat dont les membres sont élus au suffrages indirects par, ce qu'on appelle dans le jargon de Sciences-Po, "les grands électeurs" qui sont en fait les conseillers généraux, les conseillers municipaux, les conseillers territoriaux, les maires et autres élus locaux.
Ce type d'élection n'est absolument pas démocratique, de la manière dont on entend la démocratie aujourd'hui, car comme vous pouvez l'imaginer, cela donne lieu à des marchandages crapuleux et des rétributions pour services rendus entre les sénateurs et leurs électeurs. En clair le sénateur va aider à l'élection de telle faction de conseillers généraux en contrepartie de quoi, cette faction votera pour lui lors du renouvellement des sièges au Sénat. Par ailleurs, les partis politiques de droite comme de gauche ont pris pour habitude d'utiliser le Sénat comme planque pour hommes ou femmes politiques en disgrâce par rapport à leurs électeurs, éjectés du gouvernement pour incompétence ou tout simplement sur le retour et cherchant une place au soleil aux frais de la princesse.
Jean-Pierre Raffarin ancien premier ministre de Jacques Chirac et incompétent notoire, est tout à fait dans ce cas de figure.
Mais voilà, Jean-Pierre Raffarin comme tous ses collègues sénateurs sont légitimes de droit parce que l'institution Sénat et son mode d'élection, ont été acceptés démocratiquement par le peuple souverain et sont donc légitimés par le droit.
Le même raisonnement s'applique aux députés, même quand vous avez le sentiment qu'ils ont trahi votre confiance en ne respectant pas le mandat sur lequel ils ont été élus (Lettres du Quatre-vingt-treize (1) ). Ils sont légitimés de droit tout au long de la législature même dans le cas extrême où il ne mettraient jamais les pieds à l'assemblée nationale. Madame Christine Boutin a trahi la confiance du peuple en se faisant payer, en plus de ses émoluments d'élus, 9600 euros par mois pendant plus d'une année au frais de la princesse pour réaliser une étude bidon confiée par un des mamelouks du roitelet-président. Qu'à cela ne tienne, elle est légitimée de droit de par son élection à l'assemblée nationale.
Avant que cette affaire Woerthgate n'éclate, Nicolas Sarkozy n'avait plus de légitimité d'intérêt ! Il était devenu ces derniers mois, tout sauf populaire depuis qu'une majorité de Français se soit enfin rendue compte qu'il n'a fait que de l'esbroufe depuis son élection, ne tenant aucune des promesses de croissance, d'égalité, de justice et de transparence qu'il avait faites durant sa campagne (Exercice pédagogique périlleux !! ).
De même que dans le fameux compte populaire de Hans Christian Andersen " The emperor's New Clothes", tous ses sujets voyaient bien que leurs monarque était nu, mais personne n'osait le lui dire et lui même continuait à se promener dans les rues de la ville, nu comme un vert, paradant comme s'il était vêtu de ses plus belles étoffes.
De même aujourd'hui en France, Toute la smalah autour du roitelet-président continue à prétendre que tout va bien dans le meilleur des mondes et que le gouvernement travaille et réalise les réformes promises, ceci alors que la précarité, le chômage et les inégalités frappent de plus en plus une société accablée par le poids des prélèvements obligatoires, ruinée par les banquiers véreux et trahie par une justice bananière à la solde de politiciens corrompus (The banks are fucked, we're fucked, the country's fucked !! ).
Et puis voilà que le voile semble se déchirer, que l'apparente légitimité de droit semble se dérober sous les pieds du roitelet-président. Grâce au courage et à la ténacité de journalistes intègres et dignes de porter ce titre, le voile tombe et la nudité du monarque nous éclate à la figure comme une bombe à retardement.
En effet, si la justice confirme que lui ou son ministre du budget, ont bien reçu des enveloppes de 150 000 en cash pour financer la campagne présidentielle de 2007, cela veut tout simplement dire que son élection à la tête de l'Etat est nulle et non avenue et que tous les actes juridiques, économiques, sociaux , de signatures de traités ou encore de conventions internationales engageants la France, signés par lui ou par quelqu'un émanant de son autorité, tous ses actes sont réputés nuls et non avenus !
Vous rendez-vous compte ? Cela voudrait dire que depuis les élections présidentielles de 2007, nous vivions sous un régime politique illégal ! Même des affaires banales de justice s'appuyant sur des lois promulguées par Nicolas Sarkozy seraient, dans ce cas passibles d'annulation.
Ce serait une crise sociale, morale et politique jamais connue auparavant dans aucun pays supposé démocratique. Son impact sur notre société serait de même ampleur que celui de la révolution de 1789.
vous comprenez maintenant pourquoi l'armada Sarkoziste est devenue d'un coup, agressive et violente dans ses diatribes contre le journal Médiapart qui a révélé la crapulerie Bettencourt-Woerth-Sarkozy.
La cinquième république ne s'en remettra pas, la république ne s'en remettra pas, la France aura du mal à s'en remettre une fois ce tsunami politique passé !
Alors il ne vous reste plus qu'une chose à faire monsieur le roitelet-président, et je vais m'adresser à vous et à la harde de chiens enragés qui aboient à vos côtés, de la même manière que la fois où vous avez prononcé la même phrase sur la place publique, vous adressant à un citoyen comme moi :
Cassez-vous Pov'Cons !!
Frenchy
9 juillet 2010
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||
Derniers Commentaires