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La politique étant l’art du possible, j'avais, avant d’être élu à la présidence de la république, adopté le principe selon lequel il était parfois nécessaire d’émettre des opinions incertaines
tout en le sachant et en faisant comme si ellesn'étaient sujettes à aucun doute ; Mais une fois élu, et désirant me consacrer uniquement à ne dire que la vérité, je changeai d’avis et
décidai de faire exactement le contraire en rejetant, comme étant absolument hypocrite, toute façon policée de dire les choses. En un mot : Je changeai !
Dorénavant de ronds-de-jambe point n’en faut, j’appelais un chat, un chat et un français récalcitrant, un pov’con. Même blondinet s’y est mis aussi lorsqu’il déclara à l’Université d’été de l’UMP : " Un arabe ça va, beaucoup d’arabes bonjour les dégâts". Sauf que lui il n’a point changé !
Mais attention, Blondinet se défend d’être raciste et affirme
haut et fort qu’il faisait allusion aux auvergnats, et comme tout le monde sait que les auvergnats c’est kif-kif les arabes, d’aucun aurait confondu les uns avec les autres que ça ne m’étonnerait
point car nos sens nous jouent quelques fois de drôles de tours !
Regardez par exemple cette photo prise lors du dernier sommet du G20. Vous pensez comme moi que
le président Obama est entrain d’admirer un joli popotin ? Eh ben on a tous tout faux parce que son geste était destiné à vouloir ramasser le sac blanc de la dame et à le lui donner, et son
regard se portait sur le sac dont on voit un bout sur la marche de l’escalier. Ça vous fait tout drôle d’entendre cette explication ? A moi aussi !
Quand je vous dis que nos sens peuvent nous égarer !
Et c’est pour cette raison qu’il me fallait supposer que rien ne ressemblait réellement à ce
que nos sens nous laissent imaginer ; et comme je suis susceptible de faillir autant qu’un autre dans mon raisonnement, j’ai commencé par rejeter, comme étant fausses, toutes explications
que je prenais autrefois pour faits établis. Enfin, considérant, par ailleurs, que toutes les pensées qui nous viennent étant éveillés, peuvent également nous venir quand nous dormons (et vice
versa), sans qu’aucune d'elles ne soit vraie, je me résolus de feindre que tout ce qui était jamais entré dans mon esprit n’était pas plus vrai que les illusions de mes songes.
Ainsi comme Il m’arrive parfois de faire des rêves durant lesquels je me glisse sous les draps pour aller chercher le string de ma compagne, l’arrachant avec les dents, j’avais pensé qu’autant qu’à faire je pouvais aussi utiliser mes dents pour aller chercher la croissance économique ! Ce fût vain car ce ne sont que phantasmes hallucinatoires et de surcroit fallacieux : Le premier est irréalisable car…., elle n’en porte jamais, et donc par déduction, le deuxième ne se peut pas.
Maintenant rusé comme je puis l’être (hé, hé), je pris garde que, pendant que je voulais ainsi penser que tout était faux, il
fallait nécessairement que moi qui le pensais, fusse quelque chose ; et remarquant que cette vérité - Je pense, donc je suis - était si ferme et si assurée que toutes les plus extravagantes
suppositions des sceptiques étaient incapables de l'ébranler, je jugeai que je pouvais l’affirmer sans scrupule, comme le premier principe de la philosophie que je cherchais. Je pourrais feindre
qu'il n'y avait pas de monde autour de moi, je ne pouvais pas faire semblant que je n'existais pas. Comme je voyais clairement que pour penser il faut être, j'ai ainsi jugé que je pouvais le
prendre comme une règle générale, que les choses que nous concevons fort clairement et fort distinctement sont toutes vraies.
Ainsi, concevant clairement et distinctement l’avantage que je pouvais "tirer" d’un gouvernement majoritairement féminin, je
décidais que la meilleure manière de prouver mon existence c’est de nommer plusieurs ministres femmes et de leur rendre hommage sur le champ afin bien sûr qu’elles puissent témoigner que je suis
loin d’être seulement un esprit.
Ensuite de quoi, me faisant la réflexion que comme je doutais encore, et que par conséquence mon être ne pouvait être parfait car je voyais clairement que c'était une plus grande perfection de savoir que de douter, je m'avisai de chercher d'où j'avais appris à penser à quelque chose de plus parfait que je n'étais; et je conclus évidemment que cela ne pouvait être.
En effet, pour ce qui est des pensées que je pouvais avoir sur des sujets relatifs à d’autres choses que moi-même, comme par exemple les pulsions soudaines que je pouvais avoir à la vue d’un jupon, les envies qui me viennent de karchériser tout ce qui bouge etc.…, je n'étais point en peine de savoir d'où pouvaient-elles me venir, à cause que, ne remarquant rien en elles qui me semblât les rendre supérieures a moi, je pouvais croire que, si elles étaient certaines elles ne pouvaient qu’être une émanation du côté parfait de ma propre nature, et, si elles ne l'étaient pas c’est que je les tenais du néant.
Comme c’est chose manifestement impossible qu’un être imparfait puisse engendrer un être parfait, j’en conclus fort logiquement que je ne pouvais être que parfait c'est à dire : dieu infini, éternel, immuable, omniscient, tout-puissant et que in-fine, je possède bien toutes les perfections que l’on attribue habituellement à dieu et de manière aussi certaine que les trois angles d’un triangle soient égaux à deux droits, ou que toutes les parties d’une sphère soient toujours à égale distance de son centre.
Frenchy
18 septembre 2009
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