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Protégés par leurs amis en forfaiture de la haute fonction publique, épargnés par une justice de république bananière à la française, se croyant à l’abri après avoir lâchement
planifié et exécuté l’accusation et l’emprisonnement d’un bouc émissaire, jeune trader qui avait le tort de ne pas être de leur milieu, ils viennent d’être rattrapés par la Justice Américaine et
sont individuellement assignés devant le Tribunal Southern District of New York, afin d’y répondre à un Grand Jury, aux accusations graves de délit d’initié, fausses déclarations,
manipulation de cours de bourse, faux en écriture et présentation de faux bilans.
Ce sont les généraux de cette armée mexicaine de la Société Générale, qui n’ont rien vu passer des investissements hasardeux sur le casino virtuel des produits financiers dérivés, ni des pertes colossales conséquentes que la banque a subit et continue à subir jusqu’à aujourd’hui (entre 14 et 20 milliards €) l’obligeant à recourir au secours de l’Etat Français pour ne pas avoir à déposer le bilan.
Ces mêmes généraux fine fleur de la société occidentale bon chic bon genre, bien blanche et bien propre sur elle qui, grâce sans doute à une miraculeuse révélation divine, ont pensé à assurer leurs arrières en vendant leurs stocks options et actions Société Générale juste avant que la crise ne soit sur la place publique, réalisant des ventes allant de 3,3 millions d’euros pour Didier Alix, 168 millions pour Robert D. Day, passant par un confortable 23 millions pour Philippe Citerne et un 30 millions pour le chef des pieds nickelés, Daniel Bouton.
Excusez du peu !
Le Juge Gerard E. LYNCH, en charge de cette affaire, a accepté la nomination du cabinet d’avocat Coughlin Stoia Geller Rudman & Robbins LLP, comme chef de
file de la Class Action a et a ordonné le dépôt des conclusions des plaignants en octobre 2008.
Les conclusions de l’enquête ainsi que le dépôt de plainte ont été réunis dans le rapport du cabinet Coughlin Stoia, déposé au greffe du Tribunal en date du 17 octobre 2008, rapport qui vient d’être publié sur le site web "Security Class action clearing house" de la "Stanford Law School". Vous pouvez le télécharger gratuitement à l’adresse suivante :
http://securities.stanford.edu/1039/SCGLYPK_01/20081017_r01c_082495.pdf (Si vous n’arrivez pas à télécharger le document (10 MO), écrivez-moi à l’adresse du blog et je vous enverrai une copie par e-mail).
L’enquête menée par ce cabinet d’avocat, l’a été auprès des instances de régulation des marchés financiers aux Etats Unis et en France (l’AMF et la COB). Ces derniers ont fournit toutes les informations sur les transactions boursières de la Société Générale et de ses dirigeants à titre individuel, pendant la période suspecte (1er août 2005 / 25 janvier 2008). Elle a également été menée auprès des salariés du groupe société générale et, ceux qui ont bien voulu répondre à l’enquête, l’ont fait sous le sceau du secret pour les protéger d’une éventuelle vengeance de la part des dirigeants incriminés. Ces salariés sont désignés dans ce rapport, sous le sigle "CW1, 2,3… ;" (CW = Confidential Witness – témoin confidentiel). Les auteurs de ces témoignages sont décrits au chap. IV- Confidential Sources (page 20 et suite).
Les accusations portées dans ce rapport à l’encontre des quatre dirigeants, sont graves et tendraient si retenues par la Justice américaine, à prouver que Messieurs Day, Bouton, Alix et Citerne ont durant la période suspecte, délibérément caché des informations sensibles sur l’état réel d’exposition du groupe Société Générale aux risques du secteur des Subprime américain et d’avoir manipulé les décisions du conseil d’administration de la Société Générale en matière de rachat de ses propres actions, ceci dans une but crapuleux : Avoir le temps de réaliser leur propre portefeuille d’actions et de stock-options au plus haut du cours de bourse et avant que le public et les actionnaires ne soient au courant de la situation réelle de la banque.
Ainsi peut-on lire en page 155 que les quatre dirigeants sont soupçonnés :
" D’avoir vendu au cours de la période suspecte plus de 2,3 millions d’actions et de stock options Société Générale pour une valeur totale de vente d’au moins 225 millions d’euros ;
D’avoir chronométré ces ventes massives, représentant entre 53% et plus de 81% des portefeuilles détenus par chacun d’eux, de
manière à largement profiter du plan de plusieurs milliards d’euros de rachat par la Société Générale de ses propres actions. Plan conçu, contrôlé et exécuté directement par les quatre dirigeants
incriminés qui auraient manipulé le calendrier de rachat de ces actions ainsi que la valeur autorisée de rachats, en vue de créer et de soutenir artificiellement la demande de ces actions
entrainant l’inflation de leur prix de marché juste au moment où ces dirigeants étaient entrain de se débarrasser massivement de leurs portefeuille Société Générale".
Le tableau graphique de la page 17 du rapport nous apprend que durant le plan de rachat des actions Société Générale par elle-même, plan d’une valeur totale de 296 millions d’euros s’étant déroulé entre 13 novembre 2006 et le 19 janvier 2007, Monsieur Daniel Bouton à vendu des actions S.G. à titre personnel, réalisant 7,4 millions d’euros, Monsieur Philippe Citerne faisant la même chose a lui encaissé plus de 13 millions d’euros et Monsieur Robert D. Day plus de 36 millions d’euros.
Ceci n’est pas une coïncidence précise le rapport. Le quatuor dirigeant à répété par deux fois les mêmes opérations de rachat d’actions Société Générale par elle-même suivies tout de suite après par des exercices de stock options ou des ventes massives de leur part. Ce fut le cas par exemple, entre le 2 février et le 19 juin 2007 au cours du plan de rachat d’actions de 114 millions d’euros période dont a profité Monsieur Didier Alix pour vendre plus de 81% de son portefeuille d’actions S.G. empochant ses 3,3 millions d’euros en "One Shot". Au même moment, Daniel Bouton continuait lui à vendre ses actions par petits bouts (sans doute pour noyer le poisson) réalisant 1,3 millions d’euros le 15 février suivi d’une somme de 1,1 millions d’euros le 15 mars, 1,5 millions d’euros le 16 et 17 mai et 1,4 le 15 juin 2007.
Le terrible quatuor est également accusé par les initiateurs de cette Class Action, d’avoir pendant la période suspecte, délibérément menti sur les pertes subies par la Société Générale dans
le secteur du crédit hypothécaire Américain. Comme je vous l’annonçais moi-même sur ce blog, la Société Générale et ses dirigeants savaient depuis fin 2006 et au moins depuis le mois de juin
2007, que les titres CDO et RMBS garantis par le crédit immobilier américain "Subprime" ne valaient plus rien car, étant donné l’avalanche de défauts de remboursement de ses prêts,
il n y avait plus de marché pour leurs supports financiers "titrisés ", plus personne ne voulait les acheter et tous les porteurs ne cherchaient qu’à se débarrasser de leurs portefeuilles,
offrant même des décotes allant jusqu’à 55%.
A partir de mi 2007, la bulle immobilière et de crédits "Subprime" commençait à éclater et la Société Générale, qui se vantait de son "unique expertise en matière de spéculation" s’est retrouvée assise sur un portefeuille de titres pourris de près de 50 milliards d’euros, l’équivalent de ses fonds propres et dont la valeur vénale subissait une décote de 30 à 55%. Et de toute manière, dont personne ne voulait.
Ainsi peut-on lire page en page 88 et 89 du rapport que :
" Tout au long de la période suspecte, les quatre dirigeants de la Société Générale ne pouvaient pas ignorer les informations selon lesquelles le portefeuille de CDO et RMBS de la banque était devenu non liquide (invendable) et sensiblement surévalué.
En dépit de ces informations, ou par une ignorance coupable et extrêmement imprudente des risques encourus, ils ont continué à largement investir dans ces actifs devenus non liquides, en complète contradiction avec leurs déclarations officielles sur le marché selon lesquelles "La Société Générale adoptait une politique d’investissement basée sur la diversification du portefeuille, une meilleure technique de gestion des risques et la couverture systématique des risques encourus" ;
En fait les quatre dirigeants ont continué à faire acheter par la Société Générale, des CDO et des RMBS toxiques et ce jusqu’à l’été 2007 afin "de rester dans le jeu" tout en sachant qu’il n’existait plus de système de valorisation de marché pour ces titres ni même de marché tout court".
En clair lorsque tous les financiers de la planète criaient haut et fort que la maison "Subprime" brûlait (Crise des "SUBPRIME" (2) ), nos quatre dirigeants par négligence coupable, ignorance ou extrême incompétence, continuaient à faire acheter à leur banque des titres CDO et RMBS garantis par les "Subprime", ces mêmes titres dont plus personne ne voulait.
Les pieds nickelés à l’œuvre ! On en rigolerait si ce n’est la dramatique tournure que pris cette affaire !
Au lieu d’arrêter les dégâts et de provisionner le portefeuille CDO et RMBS détenu par la banque en juin 2007, à hauteur de 30 ou de 55% selon les cas de figure, nos quatre dirigeants ont préféré fermer les yeux, remettre le couvercle sur la marmite et continuer à racheter ces titres à leur valeur vénale brute, faisant comme si de rien n’était.
En effet, provisionner le portefeuille de titres voulait dire annoncer une perte de 15 à 25 milliards d’euros déjà pour le mois de juin 2007, ce que notre quatuor pieds nickelés ne pouvait se permettre car au même moment, ils étaient tous en train de se remplir les poches en vendant au plus haut leurs actions et stocks options et, pour mieux endormir le marché et les actionnaires moins crédules, Monsieur Daniel Bouton était entrain de claironner que la Société Générale, passée es-doctoresse en spéculation financière, n’était pas affectée par la crise des "Subprime" et allait sortir un résultat de 7 milliards d’euros positif (sic !).
Ce n’est qu’au milieu du 1er trimestre 2008 que le public saura finalement que l’exercice 2007 sera déficitaire de plusieurs centaines de millions d’euros, tandis que l’ampleur des dégâts ne sera reconnue par la Société Générale que début 2009 avec l’annonce que les pertes dues à la spéculation financière se montaient à au moins 14 milliards €.
C’est ce que je vous annonçais déjà en août 2008 sur ce blog. (Société Générale de Spéculation (4) ).
Si quelqu’un pouvait encore avoir un doute sur le fait que les quatre dirigeants de la Société Générale avaient dès le mois de juin 2007, délibérément caché au public aux actionnaires et aux
salariés de la banque, des informations sensibles de nature à faire brutalement chuter le cours de bourse de l’action Société Générale, je l’invite à lire en page 89 et suite de ce rapport, le
témoignage apporté par "CW1" ex Vice-président travaillant dans la filiale Société Générale New York et dont la responsabilité consistait justement à évaluer les risques marché des
produits dérivés CDO, RMBS et autres dettes "titrisées " ainsi que de l’analyse de portefeuille appelée "VAR" qui consiste à valoriser les titres détenus selon un
modèle mathématiques qui tient compte des indicateurs du marché et de la performance des titres.
Voici un extrait de sa déclaration (page 90 et suites) concernant l’utilisation de l’indicateur ABX.BBB 06-2 :
"L’indice ABX suit le rendement d’une variété de titres RMBS et sert de baromètre qui permet aux banques d’investissement de déterminer la performance moyenne sur le marché. L’indice ABX sert également à suivre les coûts de réassurance CDS (Crédit default Swaps) pour les titres RMBS.
Cette indication du coût des assurances à l’achat et à la vente des titres RMBS, était critique pour le suivi de la valeur de ces titres sur le marché. Une hausse du coût des assurances à l’achat signifie que les acteurs du marché croient que les produits RMBS sont devenus plus risqués et leurs valeurs plus volatiles.
Vers la mi-2007, l’indice a commencé à chuter brutalement tandis que le coût des assurances à l’achat des titres RMBS augmentait de façon brusque ce qui était une indication claire pour la Société Générale de revaloriser les titres de son portefeuille à la baisse, annonçant dans ce cas une perte. Au lieu de cela, les dirigeants de la Société Générale ont décidé d’abandonner l’utilisation de l’indice ABX pour valoriser leur portefeuille de titres RMBS".
La méthode de valorisation des titres RMBS n’étant plus favorable, les dirigeants de la Société Générale décident de la changer en cours d’exercice comptable (leur clôture des comptes étant au 31 décembre) dans le but de cacher la situation réelle des comptes et des résultats à mi-année. Et bien entendu le Commissaire aux comptes n’en dit pas un mot dans ses rapports !
Dans une autre déclaration inscrite en page 135, le témoin CW1 disait ceci :
"A la mi-2007, il y avait de graves problème de trésorerie et la Société Générale ne pouvait obtenir de cotation ferme de marché pour les dizaines de milliards de CDO/RMBS détenus en portefeuille. Mais au lieu de suivre la réglementation de l’IFRS (Standards Internationaux de Comptabilité) qui exige que le titre CDO ou RMBS soit valorisé au prix qu’une tierce partie indépendante était prête à payer pour l’acquérir, au lieu de cela la société Générale a tout simplement cessé d’utiliser cette méthode de valorisation appelée "mark to market" pour la remplacer par une méthode propre à la banque "mark to model".
Mais comme les valeurs données par ce modèle mathématique ne semblaient pas les satisfaire non plus, ils ont donné l’ordre au département IT (informatique) de changer les paramètres du systèmeinformatique pour que le calcul des valeurs des titres CDO/RMBS soit plus avantageux, et surtout que le résultat ne soit pas une perte (Write down).
Carlos Beneto, chef du service CDO, et Arno Denies chef du service RMBS ont tous les deux demandé une intervention urgente au service
informatique afin que celui-ci change les paramètres du système informatique Calypso afin d’obtenir la meilleure valorisation des titres en portefeuille. Ils ont travaillé plusieurs
semaines d’affilé à la fin du 1er trimestre 2007 et au début du second, faisant plusieurs centaines de simulations de valeurs pour essayer d’arriver à celles voulues".
Selon les témoins CW1 et CW2 et pour ne pas annoncer de pertes dues aux investissements hasardeux sur le secteur des "Subprime" américain, nos quatre dirigeants donnaient l’ordre en mars 2007 de bidouiller le système informatique pour sortir des chiffres tronqués et de faux bilans et ainsi continuer à prétendre que la banque se portait bien, qu’elle délivrait les résultats attendus et surtout pour eux, continuer à s’enrichir en vendant leurs actions et stocks options à un cours boursier haut et tronqué.
Enfin le rapport d’enquête mené par le cabinet d’avocat Coughlin Stoia affirme que les dirigeants de la Société Générale ont menti en affirmant n’avoir découvert les agissements frauduleux du jeune trader Jérôme kerviel que le 18 janvier 2008. Le rapport confirme, preuves à l’appui que les dirigeants de la Société Générale étaient bien au courant des paris non couverts effectués par le jeune trader, depuis au moins le mois de février 2007 et qu’ils ont fermé les yeux parce que ces paris rapportaient de l’argent à la banque.
Ainsi peut-on lire en page 82 et suites que :
" Les quatre dirigeants ne pouvaient ne pas être informés des nombreux "drapeaux rouges" indiquant que Jérôme Kerviel s’est engagé sur des paris non couverts et que le système de gestion des risques de la Société Générale n’était pas adapté.
Se basant sur les nombreux drapeaux rouges que la Société Générale a reçu tout au long de la période suspecte, Les dirigeants de la banque savaient et/ou ont imprudemment méconnu le fait que les traders engageaient la Société Générale dans des opérations de paris à haut risque non couverts, bien au-dessus de leurs niveaux d'autorité, et que les systèmes internes de gestion et de contrôle des risques, ont été entachés de graves irrégularités.
La défaillance de ces systèmes de gestion et de contrôle des risques a permis à Jérôme Kerviel, un trader junior de 31 ans dépendant du bureau Delta One, d’engager un pari de 50 milliards € non couverts, non autorisés, et qui, au moment de son "dénouement", a entraîné une perte de € 4,9 milliards pour la Société.
En effet, la Société Générale était clairement au courant des agissements de Jérôme Kerviel depuis au moins le mois de février 2007, date à laquelle elle a été notifiée par la FIMAT de Francfort de l’existence d'un problème sérieux concernant des transactions menées par le jeune trader. Depuis le mois de mars 2007, elle a également reçu des avertissements à plus d’une occasion, de la part des autorités des places financières ainsi que de la Banque de France. Toutefois, les transactions financières engagées par Jérôme kerviel étant très profitables jusqu’à la fin 2007, l’entreprise a refusé de prendre aucune action pour l’arrêter.
Les quatre dirigeants savaient que leurs différentes déclarations sur la solidité des systèmes de contrôle interne, de management et de contrôle des risques au sein de la Société Générale, étaient fausses et à l’évidence destinées à tromper les marchés, preuve en est donnée par le e-mail interne reçu le 16 avril 2007 par les supérieurs hiérarchiques de Jérôme Kerviel ,écrit par Maureen Auclair, Directrice du département "Middle Results", dénonçant 94 millions € de transactions financières fictives introduites dans le système par Jérôme Kerviel. Cet e-mail disait ce ci :
- Cet e-mail vous est adressé pour vous avertir que nous avons une différence FO/CO (entre ce qui est déclaré par le trader et la comptabilité) de 88 millions d’euros sur trois produits dérivés achetés sur le DAX (Indice boursier de Francfort en Allemagne) en juin par GOP2A (le centre d’investissement de Jérôme Kerviel), et 6 millions d’euros de produits dérivés "Forward" enregistrés sur le compte de "Click Option" (opérateur en spéculation boursière -filiale de la Société Générale). Ces transactions sont fictives.
Peu de temps après la réception de cet e-mail, la Société a tenu une "réunion d'urgence" pour discuter des méthodes d’enregistrement d’opérations n’ayant pas de
réalité économique (sic !) telles que celles identifiées par Maureen Auclair. Par la suite, l’enquête interne conduite parla Commission Green indiquera que le montant total des
transactions fictives générées par Jérôme Kerviel, se montait à 2,2 milliards € en juin/Juillet 2007.
Le rapport d’avocat fait également état des différentes mises en garde adressées en mars et avril 2007 par la Banque de France à Monsieur Daniel Bouton, signalant de sérieuses anomalies dans les systèmes de contrôle des risques de la banque sur le secteur des produits financiers dérivés, ainsi que des transactions non conformes (menées de façon anonyme ce qui est strictement interdit)détectées par Le SWX (Place financière Suisse)et pour lesquelles la Société Générale a reçu un blâme et des amendes.
Il conclue que :
- Les quatre dirigeants assignés en justice par cette Class Action, sont personnellement et individuellement accusés d’avoir délibérément menti, d’avoir caché des informations de nature à sensiblement influer sur le cours de bourse de la SocGen et d’avoir utilisé ces informations ainsi que leur position au sein des organes exécutifs de la banque, pour orienter la politique de rachat de ses propres actions par la Société Générale, afin de vendre leurs actions et stock options au plus haut du cours de bourse ;
- Les quatre dirigeants assignés en Justice par cette Class Action, sont personnellement et individuellement accusés d’avoir conduits des investissements hasardeux sur le secteur du crédit dit de "Subprime" américain et d’avoir tenté par tout moyen informatique, comptable et humain de maquiller la valeur des titres CDO/RMBS afin de ne pas enregistrer de pertes financières durant toute l’année 2007 ;
- Les quatre dirigeants assignés en justice par cette Class Action, sont personnellement et individuellement accusés d’avoir menti au sujet des agissements du jeune trader Jérôme
Kerviel, puisqu’ils ne pouvaient pas ne pas être au courant des paris non autorisés et non couverts engagés par lui, et d’avoir fermé les yeux sur ces agissements tout le long de l’année
2007,tant que les transactions financières étaient bénéficiaires pour la banque, et ce malgré les différentes alertes et avertissements venus d’opérateurs internes et externes à la Société
Générale.
Le contenu du rapport ci-joint est connu par l’AMF, la Ministre de l’Economie et des Finances, les contrôleurs de Bercy, la Banque de France et je ne sais quels autres organismes de régulation que nous payons avec nos impôts.
Aucun d’eux n’a voulu poser de questions aux dirigeants de la banque sur les conditions dans lesquelles ils ont fait perdre des dizaines de milliards d’euros à leur banque. Aucun d’eux n’a voulu approfondir les circonstances de la dénonciation pour fraude de Jérôme kerviel, et la Justice Française a préféré accuser et embastiller le coupable idéal, malheureux bouc émissaire, simple salarié au bas de l’échelle, fermant ainsi les yeux sur les agissements délictueux des dirigeants les plus hauts gradés de la banque.
Madame Christine Lagarde, Ministre de l’Economie et des Finances aurait pu demander une enquête judiciaire pour éclaircir ces circonstances et pour savoir réellement ce qui s’est passé au sein de cette banque dirigée par des pieds nickelés. Elle aurait pu également déclencher un contrôle fiscal sur les quatre banques qui ont spéculé, perdu beaucoup d’argent sur le casino virtuel des produits financiers dérivés, car il était important de vérifier la bonne utilisation de l’argent public, qu’elle venait de leur distribuer sans demander de contreparties, et de contrôler la bonne imputation comptable des 19 milliards versés par l’assureur américain AIG avec un potentiel de rentrée fiscale supplémentaire de 4 ,5 milliards (Lettre Ouverte à Madame Christine LAGARDE ).
Madame Lagarde n’a rien fait de tout ça.
La Justice Française ne s’est intéressée qu’à un petit lampiste bouc émissaire coupable idéal, laissant filer le gros poisson en souvenir des services rendus, dans l’attente de ceux à venir ou encore par corporatisme mafieux.
Les hauts fonctionnaires de L’AMF comme de la Banque de France, en charge de cette affaire, ont montré un manque total d’éthique, de compétence et d’esprit civique. Le fait qu’aucune enquête n’ait été réellement diligentée ou n’ait aboutit, prouve bien que la caste des hauts fonctionnaires défend d’abord ses propres intérêts corporatistes et souvent crapuleux, aux dépends de l’intérêt général et de ceux, les plus nombreux, qui triment tous les jours pour payer les privilèges dont jouissent les membres de cette caste.
Que dire aussi du silence assourdissant des médias français, de gauche comme de droite, si ce n’est qu’ils mangent tous dans la même gamelle celle que nous alimentons quotidiennement avec notre labeur, notre sueur et nos impôts. Celle que des élus, des politiques et des malfrats financiers détournent pour payer les journalistes obséquieux et sans éthique.
Mais voilà que l’esprit de liberté et de démocratie souffle à nouveau du nouveau continent comme ce fût le cas pour 1789, voilà le grain de sable de l’esprit de liberté de s’insinuer entre la
caste des privilégiés et les serfs, voilà la Justice américaine, se posant en défenseur de la plèbe, de montrer qu’elle ne l’entend pas de cette manière et qu’elle s’apprête à faire ce que
la république bananière française ne voulait pas faire :
Publiquement reprocher leurs forfaitures à Messieurs Day, Bouton, Citerne et Alix devant un Grand Jury, probablement durant le dernier trimestre 2009.
Et je ne vois pas comment peuvent-ils échapper à un procès public avec obligation de répondre de leurs actes si avérés, sauf à négocier un accord amiable avec le Juge Gerard E. Lynch, pour leur permettre d’éviter le procès et la confrontation avec leurs contradicteurs.
Accord qui nécessite tout de même leur aveu de culpabilité !
Frenchy
16 août 2009
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