Dimanche 5 avril 2009 7 05 /04 /2009 22:01


Depuis le 16 Septembre 2008 AIG a transféré dans le monde entier, près de 110 milliards de $ en espèces à des banques américaines et internationales, à des municipalités ainsi qu’à d’autres acteurs, personnes physiques ou sociétés commerciales, intervenant sur le marché des produits financiers dérivés.

 

Parmi les bénéficiaires de ces transferts d’argent il y avait les trois banques françaises qui avaient reçus un total de 19,1 milliards de dollars, mais également une banque allemande la Deutsche bank (11,8 milliards), une banque Suisse UBS (5,4 milliards) ainsi que des banques américaines dont Goldman Sachs (13 milliards). Cette dernière avait même déclaré ne pas avoir besoin de cet argent ni d’une quelconque aide du gouvernement fédéral.

 

Pourquoi l’avoir encaissé dans ce cas ?

 

Cette déclaration pour le moins cynique explique, entre autre, la colère des citoyens américains qui ne comprennent pas le pourquoi de tous ces paiements et qui soupçonnent un blanchiment d’argent organisé à l’échelle planétaire par des banquiers véreux (Sic !)

 

Blanchiment d’argent qui serait couvert par une faction de l’Administration OBAMA et dont le "parrain" ne serait autre que la banque Goldman Sachs dont l’ex PDG n’était autre que Henry PAULSON le Secrétaire au Trésor de G.W. BUSH, qui a fait voter le plan de sauvetage d’AIG.

 

Le très sérieux Wall Street Journal va plus loin encore en parlant d’évasion fiscale qui serait organisée par AIG, à travers ses filiales offshore, permettant aux banques bénéficiaires de réclamer des crédits d’impôts, autrement indus dans leurs propres pays :

 

" Le Internal Revenue Service IRS (Le fisc fédéral Américain) a redressé la comptabilité de la compagnie AIG, rejetant les crédits d’impôt obtenus grâce à une série d'opérations offshore conclus avec plusieurs banques, dont le Crédit Agricole de France, la Banque d'Irlande ainsi que Bank of America. AIG a contesté ce redressement fiscal et a poursuivi le gouvernement des États-Unis devant la Cour fédérale pour obtenir le remboursement de ces taxes… ;

L’autre cas qui oppose l’IRS à AIG, concerne le "montage" mis en place avec le groupe informatique Hewlett-Packard (HP) et la banque ABN Amro Holding NV. Le deal consiste en la création d’une filiale offshore de HP, financée par AIG et ABN Amro, générant des déficits fictifs que la maison mère va pouvoir utiliser pour réclamer des crédits d’impôt à l’IRS aux Etats-Unis.

Une autre variante de ce "montage" consiste à ce qu’AIG crée ses propres filiales offshore afin de pouvoir domicilier ses transactions avec les sociétés et banques non américaines permettant à ces dernières de détourner les législations fiscales de leurs propres pays".

 

http://online.wsj.com/article/SB123836980356767613.html


De mieux en mieux vous ne trouvez pas ?

Les trois banques Françaises sont impliquées dans un trafic international de blanchiment d’argent, d’évasion fiscale et détournement de fonds publics dans leurs propres pays.


Mais attendez, ce n’est pas fini ! Lisez la suite, je suis sûr que vous aller adorer !


Le Procureur Général de l’Etat de New York Monsieur Andrew CUOMO a bien compris qu’il y avait anguille sous roche puisqu’il vient de déclencher une enquête judiciaire pour :

" Vérifier si l’argent du contribuable que l’assureur AIG a versé aux banques Goldman Sachs, Société Générale et Deutsche Bank, est justifié ou non.

Notre enquête sur AIG nous a conduits aux contrats de Credit Default Swaps (CDS,) contrats qui sont  au cœur de l'effondrement d'AIG. La question est de savoir si le dénouement de ces contrats a été fait de façon régulière, ou si c’était fait dans le but de détourner les milliards de dollars des contribuables pour capitaliser les banques du monde entier".

 

http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=aJQBU2AEMbEU&refer=home

 

Le magazine électronique Bloomberg.com qui a rapporté les propos du Procureur CUOMO, précise également dans son article que d’après une source bien informée, AIG aurait payé 100% des paris non gagnés par les banques bénéficiaires des couvertures CDS alors que celles-ci n’auraient perdu que les 10% correspondant à "l’appel de marge"(AIG – The American Connection ! ).

 

Ce qui revient à dire que 90% des 108 milliards de dollars payés par AIG pour arrêter les contrats CDS, n’ont aucune base légale !

Cela équivaut à un détournement de fonds de 97 milliards, organisé par AIG avec la complicité des banques réceptrices !


Oui, moi aussi je suis resté bouche bée quand j’ai réalisé l’ampleur !

 

Thèse confirmée par le magazine électronique The Institutional Risk Analyst, qui va plus loin dans l’accusation de fraude en affirmant que les contrats CDS établis par AIG sont toujours accompagnés de "Side letter" (partie cachée du contrat écrite sur une lettre à part) qui précise que les deux partis sont d’accord pour dire que AIG n’est redevable d’aucune indemnité ni remboursement en cas de matérialisation du sinistre objet du contrat. Cette  "Side letter" n’est bien entendu pas divulguée ni aux commissaires aux comptes ni aux autorités de régulation.

 

http://us1.institutionalriskanalytics.com/pub/IRAstory.asp?tag=351

 

Ce qui veut dire que tous les contrats d’assurance des produits financiers dérivés sont bidons ! Bigre !

Mais alors à quoi cela sert-il pour une banque comme la Société Générale d’aller payer 6% par an de prime d’assurance à AIG pour couvrir ses paris de casino, si AIG n’est pas obligée de payer en cas de perte sur le pari ou sur la transaction objet du contrat ?

 

La réponse est terrible et elle est apportée par le magazine électronique The Institutional Risk Analyst.

C’est que contrairement à ce que tout le monde croit, les contrats CDS vendus par AIG n’ont pas pour but de garantir contre un risque de perte. Leur seul raison d’être c’est de permettre à la banque signataire de ce type de contrat de gonfler la valeur de ses propres actifs à risque.

Par contrat, l’assurance couvre la valeur nominale indiquée par la banque, d’un actif financier qui est inscrit dans le bilan de celle-ci. Peu importe si la valeur réelle (ou vénale) soit différente ou nulle, l’assureur AIG signe un contrat pour couvrir la valeur indiquée, car de toute manière il sait qu’il ne risque rien du fait même de l’existence de la "Side letter".

Exemple de Side letter : http://www.institutionalriskanalytics.com/pdf/GUYC%200001%20136%20TO%20JAIN%20NO%20CHANCE%20LOSS.pdf

La banque cliente peut ainsi inscrire ce qu’elle veut dans son bilan et tromper ses actionnaires, son commissaire aux comptes ainsi que les autorités de régulation (qui entre nous veulent bien se laisser tromper).

 

En cela reviendrait à dire qu’une banque comme la Société Générale a payé AIG pour lui fournir annuellement une fausse déclaration afin de gonfler son bilan !

 

Mais alors vous allez me dire, pourquoi AIG a-t-il payé toutes ces sommes s’il n’était pas obligé de le faire ?

Le magazine online Forbes.com nous donne la réponse. Dans son édition du 16 mars 2009, il s’interroge sur la destination finale de ces sommes en ces termes :

 

" Il est également difficile de déterminer dans quelle mesure la Société Générale est entièrement le bénéficiaire de 6,9 milliards de dollars de paiement (première tranche des 11,9 milliards), car AIG dans une note adjointe à sa déclaration de la liste des bénéficiaires, met en garde sur le fait que la banque pouvait avoir contracté l’assurance CDS en tant que mandant pour le compte d’un tiers.

 

Ce ci veut dire que nous ne pouvons pas être certain que100 % des sommes payées à la Société Générale sont allé dans sa poche."

 

http://www.forbes.com/2009/03/16/aig-european-banks-markets-equity-insurance.html?feed=rss_markets


Conclusions :

1- La Société Générale comme le
Crédit Agricole comme BNP PARIBAS sont impliqués dans un trafic international de détournement de fonds, de blanchiment d'argent et d'évasion fiscale; lequel trafic est organisé par l'assureur banquier américain AIG, qui est sous le coup d'une enquête judiciaire déclenchée par le Procureur Général de New York,

2- Dans le cadre de ce transfert d'argent de
AIG aux banques françaises, ces dernières servent de prête-nom à des bénéficiaires inconnus,

3- L' évasion fiscale dont se sont rendu coupables les trois banques françaises en 2008, porte sur la somme colossale de
16 milliards d'euros dont 9 milliards pour la seule Société Générale.     


Mais alors à quoi sert notre gouvernement ? A quoi servent nos Instances de Régulation et de Contrôle ? Comment en est-on arrivé là ?

  

La suite au prochain article : NWO – La France Humiliée !


FRENCHY
 

Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Le Blog de FRENCHY

overblog

Calendrier

Juillet 2010
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés