Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /2009 20:47

La compagnie d’assurance et de réassurance American International Group (AIG), est le leader mondial dans les produits d’assurance destinés aux secteurs industriel, commercial et financier.


AIG
est à la fois assureur, réassureur et banquier. En tant que tel, il possède  plus de 130 filiales dans le monde, y compris en France avec un siège à la Tour AIG, Défense 2 à Paris et 6 délégations régionales dans les principales villes de l’hexagone.

 

Bien entendu, AIG est inscrite auprès de la Banque de France, de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) ainsi qu’à la cotation à la bourse des valeurs à Paris.

 

http://www.aigeurope.com/aigweb/contact/1,2277,5:4,00.html

 

Dans le secteur financier, AIG intervient surtout en assurant les défauts de remboursement dans le cadre de contrats appelés Credit Default Swaps (CDS) qui l’obligent à se substituer au débiteur en cas de défaut de celui-ci, mais également lorsque l’investisseur a contracté une assurance pour pari perdu.

 

Vous avez bien lu, la compagnie AIG assure contre les pertes de pari sur le marché des produits financiers dérivés (Le grand casino)

 

Un exemple simple va vous faire comprendre le mécanisme :

 

Une banque "A" mise 1000 € (10%) sur le marché des produits financiers dérivés, pariant 10 000 € que le CAC40 va dépasser les 6000 points en septembre 2009, et achète une couverture d’assurance AIG contre la perte de ce pari. Son pari comporte une option de rétractation en cas de perte, sauf pour les 1000 € déjà versé.

 

En septembre 2009 à la date de maturité du pari, nous avons deux possibilités :

 

La banque "A" gagne son pari, elle empoche 9000 euros et récupère sa mise initiale ce qui lui fait 10 000 € de profit en trois mois, pour un investissement de seulement 1000 €.

 

Dans ce cas l’assureur AIG n’a pas à intervenir. Le risque ne s’étant pas matérialisé, il aura empoché les primes d’assurance et n’aura rien à payer. Le parieur perdant, connu par la banque "A", ou anonyme, devra payer les 10 000 € en passant par la chambre de compensation Bank of International Settlements (BIS), qui est l’équivalent de Clearstream, sur le marché des produits financiers dérivés.

 

Deuxième possibilité, la banque "A" perd son pari. Dans ce cas elle utilise son option de rétractation et ne perd que le montant déjà payé de 1000 €, appelé "marge" dans le jargon consacré. Pour cela elle doit respecter un délai maximum au delà duquel elle perd toute possibilité de rétractation et doit payer le montant total du pari c'est-à-dire 10 000 € soit dix fois la somme initiale investie. Dans les deux cas, l’assureur AIG est redevable du remboursement de la perte subie.

 

Cet exemple illustre bien la réalité de ce marché/casino, sauf que les enjeux portent sur des sommes beaucoup plus importantes comme ce fût le cas notamment pour les 4,9 milliards d’euros perdus par la Société Générale en janvier 2008 suite aux paris hasardeux pris sur l’évolution du DAX à Francfort.(Société Générale de Spéculation (4) ) 

 

Maintenant que vous avez compris comment marchait le grand casino financier, revenons à la compagnie AIG, à la Société Générale et à l’opération de blanchiment d’argent dont toutes les deux se sont rendues coupables et complices.

 

Suite à la crise des Subprime, AIG ayant perdu plus de 99 milliards de dollars au cours de l’exercice 2008, a été sauvé de la faillite par l’intervention de la Réserve Fédérale Américaine (FED) qui lui injecta la somme de 183 milliards en septembre et octobre 2008, rentrant ainsi dans son capital grâce à l’obtention d’action privilégiées.

 

Rappelez-vous cela s’était passé au moment de la faillite de la banque Lehman Brother, avec l’accord du Secrétaire au Trésor Américain de l’époque Monsieur Henry PAULSON qui avait fait voter à l’arraché au Congrès Américain, le plan de soutien à l’économie incluant le "Bail Out" de l’assureur-banquier AIG qui, il faut le préciser, gère directement les fonds de retraite de plusieurs dizaines de millions d’Américains dont les membres de la Chambre des Représentants ainsi que ceux du Sénat. Ce qui à l'évidence a du peser sur la décision du sauvetage. (Crise des "Subprime" (4) )


Ce plan de sauvetage d’AIG à plus 183 milliards de dollars, vient justement de défrayer la chronique aux Etats-Unis car certains journalistes se sont rendus compte que sur ces sommes, payées par le contribuable américain, une bonne partie a été prélevée avant le 31 décembre 2008 et versée en cash à plusieurs banques Américaines et Européennes.

 

AIG qui avait promis d'utiliser l’argent du contribuable pour éviter la liquidation judiciaire et pour lui permettre de préserver les fonds de pension, a commencé par distribuer 60% de la somme, 108 milliards sur un total reçu de 183 milliards, à d’autres banques y compris européennes, sans les nommer spécifiquement ni déclarer l'objet de ces versements.

Lorsque la commission d’enquête du Sénat lui a demandé la liste de bénéficiaires, AIG a refusé de la donner !

 

Début 2009, l’affaire avait fait tellement de bruits (mais pas en France. Sic !) que la nouvelle administration américaine a autorisé la compagnie AIG à divulguer la liste des banquiers bénéficiaires et là Oh surprise : La plus grosse partie de l’argent est partie à l’étranger !

 

Le scandale est si important que le nouveau Président Barak OBAMA alluma un contre feu en s’adressant publiquement à la nation et en critiquant le management d’AIG pour avoir versé 165 millions de dollars de primes aux salariés en 2008 alors que le pays était en crise !

La manœuvre était magistrale car pendant que tout le monde s’égosillait sur les malheureux salariés qui ont touché des primes, les 108 milliards volatilisés sont eux passés aux oubliettes !

 

Si vous comprenez l’Anglais, je vous conseille de lire l’article ci-joint et surtout de regarder Barak OBAMA l’acteur, s’étouffer à cause des 165 millions et ne pas souffler un mot des 108 milliards !

 

J’hallucine, comme dirait ma fille !

 

http://news.bbc.co.uk/2/hi/business/7945774.stm

 

Sur les 108 milliards partis en fumé, trois banques françaises ont reçu un total de 19,1 milliards de dollars c'est-à-dire : 16 milliards d’euros

 

http://www.businessinsider.com/henry-blodget-goldman-sachs-wins-big-in-secret-bailout-via-aig-2009-3

 

- Société Générale :                         11,9 milliards $ équivalent à :              9 milliards d’euros

- BNP-PARIBAS :                              4,9 milliards $ équivalent à :              4 milliards d’euros

- Crédit Agricole (Calyon) :                2,3 milliards $ équivalent à :              2 milliards d’euros

 

Cet Argent a été payé en cash par le Trésor Américain, et reçu par ces banques avant la fin 2008 !


Et sauf erreur de ma part, aucune de ces sommes n’apparait dans les bilans de ces trois banques pour les comptes arrêtés au 31 décembre 2008, validés par les Commissaires Aux Comptes comme par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).

 

S’agit-il d’une erreur d’interprétation ? L’argent est peut être parti ailleurs ? Peut être que je me suis trompé, il ne s’agirait que de millions et non pas de milliards ?

 

La réponse à toutes ces questions se trouve dans le prochain article " Société Générale de Blanchiment "

Que je vous promets d’ici peu… ;


Parole de FRENCHY

 

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