Dimanche 21 septembre 2008 7 21 /09 /Sep /2008 20:41


The SCAPEGOAT


Contrairement
a ce qu’on a essayé de vous faire croire tout au long de l’année 2007 et les huit premiers mois de 2008, la crise des "Subprime" a déjà eu et va continuer à avoir de graves conséquences financières sur la majorité des banques françaises.

 

Contrairement à ce qu’a déclaré à plusieurs reprises Monsieur Daniel BOUTON PDG de la Société Générale à la presse comme à l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) dans les différentes mises à jours du Document de Référence 2007(Société Générale de Spéculation (4) ), la banque a essuyé des pertes colossales dés le mois d’avril 2007 et ses titres CDO, CDS et CMO relatifs à l’immobilier Américain, ont été dégradés dès le mois de juillet 2007, par les Agences Américaines de Notation reflétant ainsi les risques de défaillance sur le marché dit "Subprime".

 

Dès le mois de Juillet 2007 Monsieur Daniel BOUTON, tous ses Vice-présidents, tout le Conseil d’administration de la Société Générale ainsi que sa Direction Financière et Juridique, tous savaient que la Société Générale avait perdu beaucoup d’argent et qu’elle allait en perdre plus du fait des titres CDO garantie par les crédits "Subprime" !!

 

Et voici les preuves :

1-      
La Société Générale savait depuis le 2 avril 2007 que les titres CDO qu’elle (ou ses filiales) avait en portefeuille devaient être provisionnés à 100% suite à l’annonce de la faillite de la deuxième plus large banque de crédit hypothécaire américaine : la société New Century Finance Corp.

 

 Dans le cadre de cette procédure de faillite, les services juridiques de la Société Générale ont présenté 4 demandes de remboursement de créances par devant la Cour des Faillites de l’Etat du Delaware, pour le compte du Fonds d’Investissement SG Mortgage Finance Corp.

     (Voir page 4 de la déclaration officielle de dépôt de bilan en cliquant sur ce lien   link. )

 La réponse qui leur a été probablement signifiée par le Tribunal des faillites au cours du mois de juillet 2007, était négative. La Société Générale ne pouvait prétendre à aucun remboursement de créances ni reprise de titres CDO par la New Century Finance Corp.

En tout état de cause, les actions New Century Corp. Que pouvait détenir la Société Générale (en contre garantie des titres CDO) ne valaient plus riensur le marché : De 66 $ avant le dépôt du bilan, l’action New Century est retombée à 1 centime de $ US. 

Pourquoi la Société Générale n'a pas fait état, dans ses publications bilancielles, de la faillite de son client le plus important sur le marché de refinancement du crédit "Subprime" ? Pourquoi le Commissaire Aux Comptes de la Société Générale n'a pas émis une réserve dans son rapport, comme l'exige la déontologie en la matière ??
Pourquoi l'AMF  fait semblant de ne pas être au courant de cette affaire ???
Pourquoi la Justice ne s'intéresse-telle qu'au lampiste dans cette affaire ????  
 

2-       Comme un malheur n’arrive jamais tout seul, les Agences Américaines de Notation comme Moody’s, Fitch's et standard & Poor’s, très critiquées pour le laxisme de leur notations, ont commencé dès le mois de juillet 2007 à dégrader les notes attribuées à la totalité des crédits hypothécaires "Subprime" accordés en 2005 et 2006et en corolaire, aux titres CDO et CMO émis par les banques de crédit hypothécaire et achetés par les banques d’investissement et les Fonds de placement comme la filiale américaine TCW de la Société générale ou encore ses Fonds d’Investissement Spéculatifs SG Mortgage Finance Corp. Voir à ce sujet : Crise des "SUBPRIME (3) et Société Générale de Spéculation (6) .

 

3-       Enfin cerise sur le gâteau (si j’ose m’exprimer ainsi), la Société Générale spécialiste des produits dérivés (Société Générale de Spéculation ! ) s’était bien entendu engagée corps et biens dans l’émission de CDS (Credit Default Swap) qui fonctionne comme une assurance contre les défauts de remboursements !!

 

Elle a garanti le remboursement de crédits "Subprime"aux Etats-Unis en émettant des titres CDS qui l’engagent à prendre le relais en cas de défaillance des débiteurs !!

 

A combien se montaient les pertes dues à la crise des "subprime" en juillet 2007 : Probablement entre 1,5 et 2 milliards d’euros qu’il aurait fallu provisionner dans les comptes de la Société Générale au 30 juin 2007 voir même au 31 mars 2007 !!

 

A combien se montait l’engagement de la Société Générale sur les produits dérivés CDS liés à la crise des "Subprime" en juillet 2007 : Probablement entre 35 et 45 milliards d’euros !!

 

Oui vous avez bien lu : entre 1 fois et 1,5 fois les capitaux propres de la banque au 31 décembre 2007 (27 milliards d’euros).

 

Panique à bord : La faillite de la banque était quasi certaine !!

 

Rendez-vous compte nous étions en août 2007, Daniel BOUTON a déjà crié sur tous les toits que la Société Générale était une banque sérieuse et solide, que le résultat opérationnel 2007 sera supérieur à 7 milliards d’euros et vous vous voulez annoncer la faillite maintenant ?

 

Daniel BOUTON venait juste d’encaisser 805.000 euros, sa énième plus-value sur stock options (Société Générale de Spéculation (6) ) et vous voulez qu’il soit viré et mis en prison pour manipulation de cours de bourse et délit d’initié ? Non, ce n’est pas possible !!

 

Et c’est à ce moment là que l’idée germa dans l’esprit malade de Daniel BOUTON lui-même, ou de celui  d’un de ses Vice-présidents ou encore d’un consultant, de la trempe de ceux qu’on paie 7.000 euros de l’heure et qui vous raient une usine avec 2000 employés d’un trait de crayon tout en buvant du jus d’orange !

 

Bien sûr il fallait y penser : Lâcher la bride au cou des traders dans les salles de marché, les laisser prendre des paris risqués sur des sommes largement au-delà de ce qui était autorisé, y compris au niveau du PDG lui-même).

 

S’ils réussissent et font gagner beaucoup d’argents à la banque, on sera sauvé de la faillite, sinon on en prend un et on le désigne comme étant le parfait coupable ayant outrepassé ses consignes et fait perdre des sommes considérables à la Société Générale !

 

C’est génial comme idée non ? Surtout si le coupable que l’on va désigner, n’appartienne pas au sérail : Ni fils (ou fille) de haut fonctionnaire, ni franc maçon, ni ancien élève de sciences Pô et de l’ENA, …etc. ;

 

C’était écrit !

 

Ce qui devait arriver, arriva ! Jérôme KERVIEL, Trader de 31 ans, a commencé à parier des sommes colossales à partir d’avril 2007 et sa hiérarchie ferma les yeux !

 

Au 31 décembre 2007, les positions prises étaient bénéficiaires d’environ 1,5 milliards d’euros

Mais le 21 janvier 2008 les bourses mondiales se sont effondréeset Daniel BOUTON et sa clique de pieds nickelés ont donné l’ordre de défaire les engagements pris au nom de la Société Générale par Jérôme KERVIEL, au risque de faire perdre 4,9 milliards d’euros à la banque (Montant équivalent au total des marges à débourser pour les positions prises. C’est étonnant, Huh ?).

Le 24 janvier 2008, Daniel BOUTON fait une déclaration à la presse en Anglais dans laquelle il annonce la "Fraude du siècle" attribuéeau Trader Jérôme KERVIEL et pour la première fois depuis 2 ans, une perte de 2 milliards d'euros pour 2007(Tiens donc !) dues à la crise des "Subprime"aux Etats Unis.

Bien entendu les journalistes achetés et/ou incompétents avalent l'apât avec l'hameçon et le fil et écrivent leurs articles à la une ne parlant que de la prétendue fraude et jamais des pertes annoncées de 2 milliardset dues à la spéculation éffrénée de la banque.

Jusque là, Daniel BOUTON et sa clique ont réussi à gagner leur pari : Faire passer inaperçue, l'amère pillule des "Subprime" !!

 

Mais il fallait que le coupable s’enfuie, car en étant en fuite on n’avait plus besoin de démontrer sa culpabilité !

 

Et c’est là où le plan machiavélique de Daniel BOUTON et de ses sinistres mignons a commencé à se fissurer : En ne s’enfuyant pas comme un voleur, Jérôme KERVIEL leur a donné une bonne leçon de courage et d’intelligence !!

 

Comme il n’avait rien à se reprocher, il s’est présenté de lui-même à la Maréchaussée prenant le risque d’être mis en garde à vue par les puissants amis de l’infâme BOUTON !!

 

Et c’est l’affaire KERVIEL que je vous raconterai dans le prochain épisode :

 

"Le clan Rockefeller ou le Grand Pardon"

 

FRENCHY le 21 septembre 2008. 

 

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Commentaires

Le Figaro du 25/09; La Société Générale est amenée à durcir ses conditions d'octroi de crédits car le coût de ses propres ressources "a augmenté" suite à l'aggravation de la crise financière, a reconnu aujourd'hui Jean-François Sammarcelli, le directeur du pôle "banque de détail en France". "Le plus dur est de convaincre nos clients que nous sommes amenés à augmenter nos conditions parce que, tout simplement, le coût de nos ressources a augmenté", a expliqué M. Sammarcelli lors d'une conférence de presse. "Ces derniers mois, nous avons espéré que cette crise de liquidité (la réticence des banques à se prêter entre elles et la hausse brutale des taux qui en découle, ndlr) ne serait pas durable", a-t-il dit. Mais, "progressivement", les banques ont dû admettre qu'emprunter sur le marché leur coûterait désormais plus cher. Or, de même qu'il n'est pas "facile, pour un industriel, de faire passer la hausse de ses matières premières, il n'est pas toujours facile pour une banque de faire passer la hausse des taux", a-t-il comparé. Pour autant, "nous ne vivons pas un +credit crunch+ en France", c'est-à-dire une restriction sévère de l'offre de crédit, a jugé M. Sammarcelli. "Nos encours (le stock) de crédits continuent à se développer même si la production instantanée (les nouveaux crédits accordés) se réduit", a-t-il insisté. Et en matière de crédit aux entreprises, le taux de croissance de la production se situe "entre 15 et 20%", a-t-il fait valoir. Et, ils continuent à nous prendre pour des c... !!!
Commentaire n°1 posté par France le 25/09/2008 à 18h46

 Bonsoir France. Vos vacances étaient bonnes je l'espère. Les miennes furent studieuses.

 

Pour en revenir à votre post, "ILS NOUS PRENNENT VRAIMENT POUR DES CONS" est l'expression utilisée par beaucoup de gens de mon entourage qui lisent mes diatribes !

 

Mon conseil : ayez toujours votre réservoir d’essence rempli à moitié au moins, stocker de la nourriture en conserve (avec un ouvre boite) et de l’eau potable du robinet préalablement bouillit ou en bouteille de supermarché. Un couteau de poche, une lampe et une radio dynamo (sans piles), des sanitaires chimiques et des couvertures, drap et matelas en suffisance pour le confort de votre famille.

 

ET n’oubliez pas la trousse de premiers secours !

Réponse de FRENCHY le 25/09/2008 à 21h54
UN TITRE SUR LA TRIBUNE.FR CE 23 SEPTEMBRE 2008 "Nassim Nicholas Taleb : "Plus la finance est mathématisée, plus c'est du baratin" ....En tant qu'ancien praticien des marchés, avez-vous aujourd'hui identifié des hommes en habit dans la finance ? En numéro un, les économistes. Les standards scientifiques des économistes sont tellement faibles que leurs papiers ne sont généralement pas réplicables. Cela va de pair avec les gens qui font du risque mathématique, qui appliquent des méthodes d'ingénierie mathématique aux risques des marchés. Ils pensent pouvoir donner une mesure de risque comme on mesure une température, et ils sont convaincus de la pertinence de leur modèle. Votre grand-mère pourrait faire aussi bien sur les mêmes instruments financiers ! En décembre 2007, l'Ecole supérieure de commerce de Paris vous a engagé pour parler devant le comité exécutif d'une grande banque française. Vous ne voulez pas la nommer, mais ses couleurs sont rouge et noir. Que s'est-il passé ? J'ai exposé ma thèse, puis j'ai demandé à l'assistance, au comité exécutif combien d'entre eux utilisaient les méthodes charlatanesques comme le ratio de Sharpe et la valeur en risque ("value at risk"). Ils ont presque tous levé la main. Après leur avoir donné mon avis, j'ai senti une certaine hostilité envers ma personne. On voyait facilement qu'ils pensaient maîtriser leur risque. C'est le symptôme classique d'une organisation qui ne comprend pas ses risques. Lors du dîner, personne ne voulait s'asseoir à côté de moi. Quand on lit les rapports annuels des banques, on découvre 5, 10, 15 pages, voire plus, d'explications sur le contrôle des risques. Est-ce du baratin ? C'est du baratin. Quand vous avez un fort effet de levier, si vous basez vos risques sur des méthodes scientifiques, c'est du baratin. Plus la finance est mathématisée, plus c'est du baratin. Moins c'est prestigieux, moins c'est du baratin. La comptabilité, ce n'est pas du baratin. La statistique financière, c'est du baratin. Les gens ne le perçoivent pas car, pour faire des statistiques financières, il faut porter un habit. Pourtant, certains chercheurs ont formalisé le contrôle des risques... Ce sont plus que des charlatans, le premier d'entre eux étant Harry Markowitz. J'ai montré que tout ce qui dépend du calcul d'inspiration gaussienne ne marche pas. Je l'ai dit en 1998 (crise financière russe, après la crise financière asiatique), et je l'ai redit depuis : Harry Markowitz et Myron Scholes sont des charlatans. Existe-t-il des méthodes permettant aux banques de contenir le risque ? Oui. Avant le krach de 1987, les gens étaient plus prudents et pragmatiques. Ils ne se basaient pas sur des estimations d'événements rares, et cela marchait très bien. En 1987, on a commencé à donner aux traders des méthodes basées sur une évaluation des probabilités. En octobre, on a eu un krach. Par la suite, Markowitz a reçu le prix Nobel et cela a renforcé sa crédibilité. Le problème aujourd'hui est que sa théorie du portefeuille est enseignée à 150.000 personnes chaque année. Par ailleurs, dans les universités, ceux qui enseignent ne sont pas des praticiens de marché. Vous obtenez une situation où un prof de 35 ans enseigne Markowitz à des étudiants parce que c'est plus facile que de passer par une approche empirique. Faut-il tout jeter dans l'enseignement financier ? L'Europe est mieux lotie que les Etats-Unis, car on y apprend encore l'économie politique, qui est un enseignement basé sur des choses pratiques. Certains enseignements basés sur le calcul probabiliste du risque sont à jeter, et cela représente 80 % de la finance moderne. En revanche, il faut conserver l'enseignement concret de la comptabilité. Comment qualifier la gestion des risques dans les banques ? C'est un mirage. Les gens font des projections théoriques à partir d'événements qui doivent n'avoir lieu que tous les mille ans ou les dix mille ans, alors que la finance moderne n'a que quinze ans d'existence ! Dans les produits dérivés, 90% du compte de résultat d'un trader peut être réalisé en un jour. Les banques ont 2 comptes de résultat : celui qui vient de la marge d'intérêt du compte courant de votre belle-mère et celui qui vient de la gestion du risque. En 1982, les banques américaines ont perdu en un seul mois tout l'argent gagné dans leur histoire. Elles l'ont encore fait en 1990-1992 et elles viennent de perdre 1.400 milliards de dollars, soit beaucoup plus que ce qu'elles ont gagné au cours de toute leur histoire... Les méthodes mathématiques de calcul des risques ont-elles des propriétés aveuglantes ? La chose la plus dangereuse que j'aie découverte auprès des banques est que plus un établissement possède de risk-managers mathématiques et plus il est en risque. Comme ces méthodes ne marchent pas, les gérants vont quand même se sentir à l'aise parce qu'ils auront l'impression d'avoir quantifié le risque. Je démontre dans mon livre que lorsqu'on donne un chiffre à quelqu'un, il se sent automatiquement à l'aise. Or, si vous n'êtes pas sûr de ce chiffre, vous allez causer une montée de la prise de risque de cette personne qui ne sera pas compensée par le chiffre que vous lui avez donné. L'homme qui dénonce les charlatans des marchés Pour Nassim Nicholas Taleb, ancien trader, les comités de risque des banques sont aveuglés par des instruments supposés scientifiques. "Vous êtes un charlatan. Je suis membre de l'Académie des sciences, c'est un scandale que quelqu'un comme vous parle ici." Tout se passe bien dans un des amphis de l'Ecole polytechnique le 11 septembre 2006. Le célèbre mathématicien Benoît Mandelbrot doit recevoir les insignes d'officier de la Légion d'honneur de la part de son camarade de classe, le sénateur Pierre Laffitte. Pour l'occasion, il a invité quelques-uns de ses amis à donner un petit speech. Tout se passe bien jusqu'au moment où Nassim Nicholas Taleb prend la parole. L'homme, ancien trader sur options, n'a pas la langue dans sa poche. Il compte bien faire l'éloge de son ami Benoît Mandelbrot, mais il égratigne au passage, et il égratigne sérieusement Harry Markowitz, le père de la théorie moderne du portefeuille. Nassim Taleb sait qu'il s'attaque à un pilier de la finance moderne, mais il l'attaque avec honnêteté. En revanche, il ne sait pas qu'il va déclencher l'ire d'un distingué professeur de mathématiques, qui lui retourne la politesse qu'il avait préparée pour décrire les travaux de Markowitz : "charlatan". Nassim Taleb ne laisse pas indifférent. Certains l'adorent, d'autres le détestent, tous dévorent ses livres. Il a déjà vendu 700.000 exemplaires de son dernier ouvrage "the Black Swan" et, chaque semaine, un millier de personnes l'achètent. La maison d'édition Les Belles Lettres vient de publier la traduction pour la France ("le Cygne noir, la puissance de l'imprévisible", 496 pages, 23 euros). Ce succès de librairie fait de Nassim Taleb l'essayiste vivant le plus vendu au monde. Et ce n'est pas tout. Depuis quelque temps, la formule "Black Swan" est entrée dans le langage courant. Jérôme Kerviel, qui a fait perdre tant d'argent à la Société Générale ? C'est un "Black Swan". La quasi-faillite de la banque d'affaires américaine Bear Stearns ? un "Black Swan". Celle de Lehman Brothers ? un "Black Swann". La déconfiture de Fannie Mae et Freddie Mac ? un "Black Swan" bien sûr, mais un "Black Swan" anticipé par Nassim Taleb. En 2006, pour la sortie de son livre, une note en bas de page stipulait : "Quand je regarde les risques encourus par Fannie Mae, une institution de prêts hypothécaires sponsorisée par le gouvernement, elle semble assise sur une poudrière, sujette au moindre soubresaut." Mais il n'y a rien à craindre : les nombreux "scientifiques" qui en font partie ont jugé ces événements "improbables". La mission de salubrité publique que s'est donnée Nassim Taleb est de dénoncer les "charlatans" qui peuplent les comités de gestion de risque des grandes banques. Quant au "Black Swan" proprement dit, on l'identifie grâce à trois éléments intimement liés : 1) il est totalement inattendu ; 2) son impact est gigantesque ; 3) notre cerveau va trouver des raisons logiques pour l'expliquer a posteriori. Regardez le cas de Lehman Brothers. Des tas de commentateurs expliquent aujourd'hui que sa faillite était inéluctable. .........
Commentaire n°2 posté par LECTRICE FIDELE le 23/09/2008 à 12h30

Excellent, je ne suis pas le seul fou sur cette planète !

 

Bienvenu à Nassim Nicholas Taleb que j'espère pouvoir lire un jour un de ses livres dédicacés à FRENCHY !

 

Merci à vous Lectrice Oh combien fidèle et loyale !

Réponse de FRENCHY le 25/09/2008 à 21h59
Soit, mais que faire ? continuer à écrire ? Mais qui le lis ? Mais qui le reçoit ? (pouvoir exécutif-législatif-judiciaire ? de plus en plus d'évidence, de preuves, mais alors ? tous tremperaient ? tous seraient impliqués ? certains fuieraient , d'autres camoufleraient ? Mais combien sont-ils ? Mais combien d'années de procédures judiciaires et pouquoi faire ? pour finaliser un arbitrage basé sur un accord d'étouffement ? à l'exception d'un film de fiction dont on a pas le réalisateur à côté , que va-t-on tirer de tout ça maintenant que la vérité est là ? On est dans le constat, les recherches de preuves mais quels sont ceux (médiatique-politique-justice- institutionnels) qui ont envie de faire exploser tout ça (et pas pour leur pomme, leur carrière, leur gloriole) et définitivement stopper ce système ou l'on prête de l'argent que l'on a pas et que l'on savait que l'on avait pas ? Trop de monde en vit, y touche, y trempe en profite, au détriment de quelques unes, quelques uns qui croient encore au miracle ou qui, pendant qu'ils révèlent ça, vivent comment leur propre situation s'ils sont touchés par ces banquiers véreux. On en a vu mourir pour moins que ça ! ils ne sont pas à ça près et le démontre tous les jours. bravo quand même pour les recherches.
Commentaire n°3 posté par pfeuh..... le 22/09/2008 à 18h06

 Je les Emmerdes tous !! (Pardon pour ma trivialité)

Ou peut être je leur chanterai "Les Bourgeois" de Jacques BREL.

 

 

 

Réponse de FRENCHY le 25/09/2008 à 22h08
Super, un nouvel épisode de ma saga préférée, et d'autres épisodes sont à venir..... Est ce qu'en saison 2, les vilains(les vrais,pas les scapegoat) passeront par la case justice et prison? Je cherche toujours l'erreur....pourquoi personne ne bouge,ni les politiques, controleurs-AMF, justice,...en fait je crains d'avoir la seule réponse évidente: je te tiens, tu me tiens par..... Connaissez vous le principe des dominos ? Comme vous le dites, il est raisonnable de penser que le plus gros de la crise n'est pas derrière nous, et c'est bien ce que Mr DSK semble suggerer dans une déclaration récente faite à un journaliste....et il est bien informé, on peut le penser!
Commentaire n°4 posté par demotico le 22/09/2008 à 13h19

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